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TER (Train Express Régional) Dakar – AIBD : le projet et l’état des lieux (Officiel)

Emmanuel Macron, le président de la république française est à Dakar depuis hier vers les coups de 23 heures 30 pour une visite officielle de trois jours au Sénégal. Ce matin, le Président Macky Sall et son hôte se rendront se rendront à la maison du Train Express TER pour voir l’état d’avancement des chantiers ce projet qui va être réalisé par Alstom. Leral.net vous propose l’état des lieux de ce projet phare de Macky Sall.

Tout aussi moderne et unique en son genre, devrait être le 1er train à écartement standard, avec une traction bi-modes (thermique et électrique) en Afrique de l’Ouest. La garantie des temps de parcours, le niveau de confort et de sécurité escomptés permettront de répondre favorablement, à l’augmentation de la demande de déplacements et au report modal dans une agglomération qui gagne 150 000 habitants annuellement. Les autres avantages attendus du projet portent notamment sur :

•       La création de 10 000 emplois directs
•       La garantie des temps de parcours
•       le niveau de confort et de sécurité garantis
•       le transfert de technologie et de compétences dans le domaine ferroviaire
•       la valorisation foncière autour de la ligne
•       l’accompagnement du développement de l’aéroport et des zones économiques
•       l’intégration des collectivités traversées dans le tissu urbain

Justification économique

Le TER est un transport de masse qui assurera, dès 2019, la liaison entre Dakar et Diamniadio, en acheminant 115 000 voyageurs par jour. A terme, il permettra de rejoindre le nouvel aéroport AIBD depuis Dakar en 45 minutes. Son coût pour la première phase (Dakar-Diamniadio) est de 568 milliards, dont 110 milliards pour l’Etat et 458 milliards pour les Partenaires Techniques et Financiers. 458 milliards ont été empruntés à des taux concessionnels ou semi concessionnels (moyenne 3% et délai de remboursement 25 ans). Ce qui correspond à un service de la dette d’environ 26 milliards par an.

Ces 26 milliards doivent être mis en perspective avec les 100 milliards perdus par l’économie sénégalaise avec la congestion de la circulation à Dakar. Nous voyons donc que le TER  fait même gagner à l’Etat au moins 74 milliards par an (100 – 26), sans compter les autres bénéfices socioéconomiques liés au projet, y compris la structuration de l’urbanisation. Le coût de renonciation du TER serait donc énorme car, avec l’émergence et le développement des activités  économiques, les externalités négatives induites par l’absence de transport de masse dépasseraient de loin les 100 milliards de pertes estimés pour l’économie.

Parmi les effets positifs du projet, peuvent être considérés entres autres :
– l’accompagnement de la croissance démographique de l’agglomération dakaroise, chiffrée à 3% par an ;
– l’amélioration des conditions d’exploitation des transports publics, en procurant des économies de compensation (PTB et DDD) estimées à 4,5 milliards de FCFA annuellement ;
– le développement du trafic de marchandises avec le ripage et le renouvellement de la voie métrique ;
– la réduction de la congestion routière en circulation comme en stationnement avec respectivement, l’économie de 1,32 millions d’heures par an pour les automobilistes et de plus de 3000 places de stationnement ;
– la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2) ; une contribution aux engagements de l’Etat du Sénégal face aux défis climatiques, avec 8500 tonnes de CO2/an économisés en 2025.

La liste de ces effets positifs n’est pas exhaustive. En effet, le TER va aussi permettre une création massive d’emplois et un transfert important de technologies :

Le TER créateur d’emplois 

Pendant  les phases travaux et d’exploitation, ce seront près de 10000 emplois directs ou indirects qui seront créés. Ce qui,  outre la formation, permettra à des milliers de jeunes de trouver un emploi et des qualifications professionnelles pointues.

Le TER vecteur de transfert de technologies et de formation 

Tenant compte de la nécessité d’augmenter en permanence le niveau de connaissances et de compétences dans le domaine ferroviaire, le protocole préparant la mise en exploitation du TER et sa maintenance prend en compte, en accord avec la SNCF et la RATP, la mise en place d’un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. La maîtrise dans la durée de l’innovation technologique qu’introduit le TER dans le système de transports dakarois implique de faire de la formation des ressources humaines une priorité indissociable de la mise en œuvre du projet.

En complément de cette démarche et en vue de la mise en exploitation du TER projetée en janvier 2019, une masse critique de personnes sera recrutée et formée, en mettant à profit la phase travaux du projet.  Le protocole signé avec la SNCF et la RATP en vue de l’exploitation du TER favorisera un transfert de technologies qui permettra à notre pays de disposer des outils et des compétences nécessaires dans le domaine de l’exploitation et de la maintenance ferroviaire.

Source : leral

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