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Trafic de bois : le département de Goudiry menacé de déforestation d’ici cinq ans

Les forêts risquent de disparaître d’ici cinq ans du Boundou, l’une des zones les plus boisée du Sénégal après le sud du pays, à cause du trafic illicite de bois effectué par des criminels économiques. Le pillage de la forêt dans le département a atteint un seuil de non-retour et d’ici cinq ans, ce sera trop tard.

Ce constat, pour le moins amer, est partagé par bon nombre habitants du département. Beaucoup de facteurs ont conduit cependant à un tel état de fait. Certaines populations invoquent les affres de la précarité sociale et économique qui les obligeraient à verser dans le commerce illicite de bois pour assurer leur survie. Pendant ce temps, les agents des services forestiers ne disposent pas d’assez de ressources humaines pour couvrir la zone.

Les autorités administratives et locales sont au courant de ce crime qui s’opère sur nos forets mais malheureusement, elles préfèrent fermer les yeux malgré la sortie du président Macky Sall lors de l’édition 2016 de la journée des Forces armées, célébrée sur le thème « la contribution des forces armées sénégalaise dans la protection de l’environnement », qui déclarait « une tolérance zéro contre le trafic illicite de bois sur l’ensemble du territoire national »

Ainsi se dresse une situation de trafic par l’entremise de populations autochtones, sans souci de l’impact du drame rampant. Chaque jour ou presque ce sont des charrettes qui assurent la livraison. Pis, il n’y a pas que du bois mort qui est agressé, des arbres sur pieds avec sève bien visible sont tout aussi massacrés. Ajoutez- y le système de mise à mort programmé des arbres, approche qui consiste à blesser l’arbre et provoquer sa mort progressive, on se rend bien compte de la capacité de nuisance de ces bras destructeurs

Après l’extermination des peuplements de rôniers et des caïcédras, aujourd’hui, ce sont les espèces appelées Vène qui payent le plus lourd tribut. Vous trouverez un spectacle  macabre des produits de la forêt dans les communes, au bord des routes où existent des dépôts de charbon de bois, des planches de Vène, du bois de chauffe.Et à un rythme effréné, les massifs forestiers reculent, se meurent. La faune en pâtit, les peuplements végétatifs aussi et les humains voient la menace venir, impuissants et résignés

Et la coupe est pleine si on comptabilise la pauvreté avilissante des autochtones, l’irresponsabilité notoire des élus et l’ignorance des vertus de l’environnement Les arbres meurent, les animaux aussi. Les hommes vont indiscutablement en pâtir car la vie est régie en système et le préjudice affectera même la plus petite fourmi ou le bousier ; pourquoi alors bousiller ce qui nous entoure ?

Source : tambacounda.info

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