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TRANSHUMANCE À LOUGA : LES ACTEURS RÉFLÉCHISSENT SUR LES CONDITIONS D’UNE COHABITATION PACIFIQUE

 La cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs durant cette période post hivernale a été au centre des discussions entre professionnels des deux secteurs au cours comité départemental de développement (CDD) convoqué lundi, à Louga, par le préfet, Mamadou Khouma sur le thème “des feux de brousse et de la divagation des animaux”. “Qu’ils (les éleveurs) nous laissent le temps de récolter nos champs avant de les libérer pour le bétail”, ont répété plusieurs orateurs en présence des autorités administratives et locales. Les intervenants ont été souvent des maires de commune qui s’exprimaient sous leur casquette de producteur.
“Il faut qu’ils (les éleveurs) patientent jusqu’au 15 janvier avant de songer à entrer dans nos champs”, a déclaré le maire de Mbediène, Thierno Dieng, plaidant pour la vulgarisation des textes organisant le pâturage. Ce travail de vulgarisation permettra, selon lui, d’éviter les malentendus sources de conflits entre populations. “Cette période est marquée par des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs et les autorités locales et administratives passent tout leur temps à intervenir pour les départager”, concèdent tous les maires qui se sont exprimés.
“Ces textes sont ignorés par les maires et à plus forte raison par les populations”, a dit M. Dieng, insistant sur l’urgence de délimiter des zones de pâturage pour le bétail pour assurer une cohabitation pacifique entre les deux entités. Concernant les feux de brousse, il a surtout déploré le manque de moyens logistiques des services des eaux et forêt dans sa commune où, selon lui, ces derniers ont abandonné depuis belle lurette les séances de sensibilisation des populations contre les feux de brousse.
Quant au préfet de Louga, Mamadou Khouma, il a rappelé que les “transhumants sont des sénégalais qui ont droit à mener leurs activités partout où ils le souhaitent sur le territoire national’’. A ce propos, il a averti certains agriculteurs hostiles à la transhumance. “Cette année, il faudra s’attendre à accueillir des transhumants en provenance de Matam où la pluie n‘a pas été abondante”, leur a-t-il lancé. Il a invité les populations à ne pas “régler elles-mêmes les conflits et à recourir aux services compétents” afin que chaque entité mène ses activités dans le respect des textes de lois qui régissent le pays.
Source : lougawebmedia

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