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UCAO/UUZ : La signature de l’Abbé Léon Diouf a été scannée et utilisée pour une vaste opération frauduleuse

C’est une gigantesque affaire d’escroquerie, d’abus de confiance à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao/UUZ) a atterrit sur le bureau du Procureur de Dakar, suite à une plainte de l’Abbé Léon Diouf dont la signature aurait été utilisée par ses collaborateurs à des fins frauduleuses.

Désigné par les Evêques de la sous-région (Sénégal, Mauritanie, Guinée Bissau, Cap-Vert), Directeur du projet UCAO/UUZ qui consistait à mettre sur pied une unité universitaire de l’UCAO à Ziguinchor, plus précisément à Coubalan, l’Abbé Léon Diouf a sollicité D. Cabou, un expert financier. Ce dernier lui a mis en rapport avec son fils T. Cabou, un membre de l’Ordre de Malte qui a fait signe à l’homme d’Eglise une convention dite de partenariat avec sa société dénommée Rialtus Emergence Corporate Sa, après quoi il a été le conseil e recherche de financement pour le compte de ladite institution universitaire.  Ainsi, le sieur T. Cabou avait accès à des documents administratifs et financiers de l’université avant de présenter à l’Abbé Madame F. B. Gueye comme étant sa collaboratrice. Profitant de la confiance de l’homme de Dieu, il a, selon ce dernier commis des actes délictueux qui ont considérablement porté préjudice à sa personne et à l’Ucao. D’après les infos publiées dans l’édition de ce vendredi de Libération, l’accusé a d’abord utilisé à des fins strictement personnelles et à l’insu de l’Abbé, le papier à l’entête de l’UCAO ainsi que l’accord de siège pour réaliser des opérations frauduleuses consistant à passer des commandes de consommables auprès de nombreux fournisseurs.

T. Cabou a également fait signer à l’Abbé Léon Diouf (80 ans) des notes verbales adressées au ministère des Affaires étrangères pour bénéficier des lettres d’engagement en faveur de ces fournisseurs et même des procès verbaux de conciliation portant connaissance de dette de l’Ucao/UUZ. C’est après investigations que l’Abbé Léon Diouf s’est rendu compte qu’il a été dupé depuis le début  par T. Cabou et sa collaboratrice, qui ont profité de cette fraude pour commander une Porche Cayenne qu’ils ont ensuite écoulé sur le marché au détriment de l’administration douanière en se servant des faveurs accordées à l’Ucao par l’accord de siège (droit à des faveurs douanière et fiscales).

Pour certaines opérations, l’Abbé Léon Diouf a été consterné de constater que sa signature a été scannée ainsi que le cachet de l’Ucao/UUZ. Pire encore, il n’a jamais obtenu le financement promis par T. Cabou. Les propres relations de l’Abbé lui ont permis d’obtenir une subvention de 500 000 euros (328,7 millions Fcfa). C’est d’ailleurs avec ce montant que l’Abbé a remis la somme de 39 millions Fcfa à T. Cabou pour l’achat de 5 véhicules. Ce dernier n’a livré que 3 véhicules.
Les deux mis en cause se sont volatilisé dans la nature, après l’éclatement de cette affaire. D’après nos confrères, T. Cabou est allé se caché en France. Le Parquet de Dakar a fait un soit-transmis.   Pour rappel, l’Abbé Leon Diouf a été arrêté et déféré au Parquet en 2014. L’Eglise s’était mobilisée autour du Cardinal pour régler cette affaire qui tournait autour de 121 millions Fcfa.

Source : pressafrik

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