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UN OPPOSANT DÉNONCE LES PROPOS D’UN REBELLE CASAMANÇAIS SUR FRANCE 24

L’opposant sénégalais et spécialiste des questions de défense et de sécurité, El Hadji Ibrahima Sall, a dénoncé dimanche la diffusion par la télévision France24 de propos du chef rebelle Salif Sadio, qui a promis de libérer la Casamance (sud) même s’il ne lui reste que “quatre combattants”. “Même s’il ne me reste que seulement quatre combattants (…), nous libérerons la Casamance”, a déclaré M. Sadio dans l’émission “Billet retour en Casamance” diffusée par la chaîne de télévision française. “J’aurais réagi à la publicité que France24 fait [avec le] MFDC. Je trouve que c’est inadmissible”, a déclaré El Hadji Ibrahima Sall à l’émission “Grand Jury” de la radio privée sénégalaise RFM. “Un journal de la presse nationale, qui a [publié] ce genre de déclaration, a fait l’objet d’une sanction. Il la méritait”, a-t-il ajouté, en souvenir de la saisie des exemplaires du journal Sud Quotidien par les autorités sénégalaises, au début des années 2000.

“Il faut ouvrir des négociations politiques”

 Les autorités sénégalaises avaient protesté ainsi contre la diffusion, par ce quotidien local, des propos d’un combattant du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), la rébellion active dans le sud du Sénégal depuis plus de 30 ans. “De la même manière, il faut aujourd’hui (…) voir ce qu’il y a derrière cela et, s’il le faut, consulter notre ambassadeur” en France, a ajouté El Hadji Ibrahima Sall, économiste, leader du parti d’opposition “Demain la République” et ancien ministre du Plan (1998-2000). “Ce sont des déclarations inadmissibles”, a-t-il soutenu, en parlant des propos de Salif Sadio diffusés par France24. M. Sall propose par ailleurs trois solutions pour assurer la stabilité en Casamance.  “Que les politiques laissent à l’armée l’initiative d’exercer la pression sur les combattants du MFDC. En même temps, il faut ouvrir les négociations politiques et prévoir un plan de développement économique pour la Casamance”, a-t-il dit à la RFM. “Ces trois éléments sont importants. Le plan de développement économique est le point le plus important ; les deux autres sont plus urgents, c’est la reprise de l’initiative stratégique et opérationnelle, sur le plan militaire ; et l’ouverture des négociations, sur le plan politique”, a expliqué El Hadji Ibrahima Sall.
Source : APS

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