Un SYNDICAT de police compte REJOINDRE les Gilets jaunes le 8 décembre

Le syndicat de police VIGI  a déposé mercredi dans la Police nationale un préavis de grève illimitée à partir du 8 décembre, jour de la prochaine mobilisation du mouvement des Gilets jaunes. «Les revendications portées par le mouvement des Gilets jaunes, nous concernent tous. Il est temps de s’organiser légalement et d’être solidaire avec eux, pour l’avantage de tous», écrivent les responsables de l’organisation syndicale dans un communiqué.

Le préavis de grève concerne les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’État du ministère de l’Intérieur. «Même combat que les Gilets jaunes pour le pouvoir d’achat. Est-ce que Messieurs Castaner et Macron vous allez enfin nous entendre?», a indiqué VIGI sur Twitter.

Après une première manifestation qui s’est déroulée le 17 novembre, des membres du mouvement des Gilets jaunes ont organisé le troisième acte de leur mobilisation en France le 1er décembre. Dénonçant à l’origine la hausse des carburants, les Gilets jaunes expriment désormais une colère sociale bien plus profonde. Le rassemblement des 1er et 2 décembre a été marqué par d’importantes violences et dégradations urbaines à Paris. Elles ont fait 133 blessés, dont 23 membres des forces de l’ordre, et ont conduit au placement en garde à vue de 378 personnes sur les 412 interpellées, selon un bilan communiqué le 2 décembre par la préfecture de police.Le 8 décembre, les autorités comptent renforcer le dispositif de sécurité.  «Notre hiérarchie va encore nous envoyer prendre les coups à sa place et à la place du gouvernement. Nouss avons que nous aurons des blessés et nous craignons d’avoir des morts parmi nous», déplorent les responsables de VIGI qui critiquent la «prime» exceptionnelle promise par le Président Macron pour les forces de l’ordre mobilisées, qui a un montant inférieur au coût des heures supplémentaires sur la journée du 1er décembre.

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé le 4 décembre la suspension pour six (6) mois de trois (3) mesures fiscales qui devaient entrer en vigueur au 1er janvier. Il s’agit de la hausse de la taxe carbone sur l’essence, le fioul et le diesel, de la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et enfin du prix du gazole pour les professionnels.

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