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UNE ORGANISATION FAÎTIÈRE FORTE PRÉCONISÉE POUR BOOSTER LES REVENUS TIRÉS DU PAIN DE SINGE À BALA

La mise sur pied d’une organisation forte qui fédérerait toutes les structures intervenant dans l’exploitation du pain de singe ou “Bouye” est une nécessité pour permettre aux producteurs locaux d’améliorer le niveau des revenus tirés de cette activité, a indiqué, mercredi, Constance Mbaye, consultante pour le compte de l’ONG “Actionaid”. Lors d’un atelier de restitution sur un projet d’exploitation du “bouye” dans la commune de Bala, Constance Mbaye, a relevé que l’atteinte de tous les résultats attendus de cette initiative visant à faciliter aux femmes la commercialisation de ce produit non ligneux, devrait déboucher sur la création d’une organisation forte regroupant les productrices et transformatrices du fruit de baobab.
A travers le projet “Bouye” d’Actionaid, les femmes de cinq villages avait reçu en 2016 un financement de 2,8 millions de francs CFA pour s’activer dans la commercialisation de ce fruit mais les bénéfices restent “insignifiants”. Certains participants ont noté que des revendeurs viennent souvent en août, septembre pour prépayer le fruit auprès de certaines productrices moyennant 2.500 francs le sac. Cela est un bradage, à un moment où elles ont besoin d’argent.
Pour la chargée de programmes d’Actionaid, Bougouma Ndiaye, l’objectif de ce projet était d’aider à améliorer les revenus tirés de l’exploitation du “Bouye”, tout en prenant en compte les générations futures. Pour ce faire, l’ONG souhaite qu’il y ait une alliance entre les différents acteurs et les autorités locales pour notamment une meilleure protection de l’environnement.
“L’étude cherchait, notamment à déterminer si ce financement avait un impact sur les revenus des villages bénéficiaires, comparés à d’autres qui n’en avaient pas reçu”, a relevé la consultante. Après analyse, on s’est rendu compte qu’il n’y avait “pas de différence notoire entre les villages financés et les autres”, a ajouté Mme Mbaye.
Parmi les contraintes, figurent la “léthargie des organisations de producteurs mises en place avec l’appui des ONG, la pénibilité des tâches de cueillette pour les femmes, l’inexistence de magasin de stockage, la faiblesse et l’inadéquation des fonds alloués aux conditions de la production”. La “malgouvernance récurrente” observée dans la gestion des ressources naturelles et la non implication du centre d’appui au développement local sont aussi au nombre des contraintes de la filière “Bouye”.
Comme recommandations, la consultante a préconisé le renforcement institutionnel des structures et entités existantes par la mise en place d’un plan de renforcement des capacités, le renforcement des moyens matériels et financiers des organisations existantes, l’amélioration du niveau d’organisation des femmes productrices et transformatrices de Bala.
S’y ajoute l’organisation d’une journée d’échanges sur le statut de l’organisation fédérative pour les activités “Bouye” des femmes. Elle a aussi suggéré la tenue de diverses sessions de formation sur la recherche de partenaires et la négociation, la dynamique organisationnelle, la gestion financière et le greffage de baobab. Le recrutement de surveillants forestiers par la commune, ou encore la création d’un parc à baobab d’au moins 20 hectares, avec des parcours touristiques constitue une recommandation. La “mauvaise gestion” du financement du projet a été décriée par plusieurs participants, de même que le fait que l’un des six cercles qui devaient initialement avoir un financement, ne l’ait finalement pas reçu.
Pour Constance Mbaye, “ce sont des pratiques de ce genre qui ont amené Actionaid à se séparer de ses partenaires locaux qui traitaient avec ces femmes”. En 2016, 1,291 million de kilos de “Bouye” ont été exploités, représentant 19,3 millions de francs CFA en termes de redevances payées aux collectivités locales, à hauteur de 15 francs CFA le kilo, a-t-elle indiqué.
Même si elle n’a pu obtenir les statistiques désagrégées concernant Bala, elle s’est dit convaincue que cette commune, haut-lieu de production de fruit de baobab, où convergent en plus de grandes quantités, en concentre une part non négligeable. Pour l’adjoint au sous-préfet Massamba Mbaye, même si l’étude est rassurante, en ce sens qu’elle ne fait pas état d’une rareté, de la ressource, il va sans dire que l’”exploitation sauvage” constatée dans la zone, risque de menacer la pérennité de la ressource.
Source : APS

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