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UNIVERSITÉ GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS : une dette certifiée à plus de 2 milliards de francs CFA

La section du Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) de Saint Louis a maintenant une idée claire de la dette de l’université Gaston Berger (Ugb). Au cours d’une rencontre tenue le 11 janvier entre responsables de l’université, selon les camarades de Patrice Correa, le Recteur Bayedallaye Kane a dit «avoir trouvé environ 3 milliards de dette en prenant service dont 2 milliards 800 millions certifiés».

Les salaires impayés à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis commencent à devenir un vieux problème. Une équation que les autorités en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n’arrivent toujours pas à résoudre, malgré l’augmentation des frais d’inscription.

La rencontre du 11 janvier 2017 entre les autorités rectorales de ladite université et la section du Saes de Saint Louis a permis d’en savoir un peu plus sur le montant exact de la dette de l’institution.

En effet, « le Recteur, Baydallaye Kane, dit avoir trouvé environ 3 milliards de dette en prenant service dont 2 milliards 800 millions certifiés », nous signale le Saes de Saint Louis qui a inscrit la question au cœur de ses discussions, lors de son assemblée générale tenue, samedi dernier, à Thiès.

Certainement un facteur favorisant le retard des salaires de cette université dont le budget de fonctionnement ne prend en charge que 7 mois des émoluments des enseignants. Pis encore, des enseignants vacataires sont restés depuis 2 ans sans être payés. Selon l’enseignant chercheur à la section Communication, Ufr CRAC de l’UGB, Patrice Correa, « les heures supplémentaires du premier et second semestre 2015-2016 ne sont pas encore payés ».

Avant de signaler que « depuis deux semaines, le PATS (Personnel administratif et de service-ndlr) observe presque tous les deux jours (y compris aujourd’hui) un débrayage à cause du non-versement aux structures (retraites-épargne…) des cessions sur salaires». Selon le syndicaliste, «le Recteur ne maitrise pas l’information financière que ne cesse de lui demander le SAES. Il a montré ses limites…».

Car, indique-t-il, l’argent des projets a disparu, dans la mesure où il y a des trous financiers aussi bien au centre de Drépanocytose (environ 60. Millions) qu’au Projet Agrim (432 millions). Et que dire d’autre, note-t-il enfin, des Droits d’inscription pédagogique (Dip) normalement fléchés pour le fonctionnement des UFR et qui sont consommés pour d’autres postes de dépense !

Sudquotidien

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