VERS DES JOURNÉES SANS PAIN DANS TOUTES LES RÉGIONS

La fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnabs), dans le cadre du plan d’actions qu’elle est en train de dérouler, va décréter dans les jours à venir des journées sans pain sur toute l’étendue du territoire national. Le président de la Fnbs, Mamadou Gaye, l’a fait savoir hier, jeudi 31 janvier lors d’une conférence de presse. 

Très remonté contre  l’Etat  qui ne réagit pas à leurs revendications, la fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs)  est montée au créneau. Les boulangers vont ainsi décréter, les jours à venir des journées sans pain sur l’ensemble du territoire national. Le président de la Fnbs, Mamadou Gaye l’a fait savoir hier, jeudi 31 janvier lors d’une conférence de presse.

«Nous sommes fatigués face au mutisme de l’Etat qui n’accepte pas de négocier avec les boulangers. En collaboration avec les autres boulangers, nous avons décidé de faire des journées sans pain graduellement dans toutes les régions du Sénégal. On va aller dans ce sens pour qu’on puisse comprendre que nous sommes des Sénégalais. Il faut que l’Etat accepte de nous écouter », a martelé Mamadou Gaye, président de la fédération nationale des boulangers du Sénégal.

A l’en croire, les boulangers n’ont jamais dit qu’ils vont augmenter le prix du pain unilatéralement mais le poids. «Nous  avons proposé de mettre sur le marché un nouveau format conformément aux recommandations des assises du secteur de la boulangerie. Nous avons simplement décidé de proposer un nouveau format de 250 grammes à 200 francs. Nous ne pouvons pas comprendre qu’un Etat, à un mois des élections,  accepte que la libre concurrence entre meuniers soit levée», souligne-t-il.

Ainsi, Mamadou Gaye et ses collègues demandent à l’Etat l’application des recommandations issues des  assises de la boulangerie. «Lors des Assises, on avait proposé impérativement qu’on mette sur le marché deux nouveaux formats. On n’accepte pas qu’on empêche les boulangers à ne pas produire du pain. Il faut comprendre que le poids de 190 grammes dans tous les pays du monde n’est pas appelé baguette  parce que le poids minimum d’une baguette c’est 250 grammes», soutient M. Gaye.

Et de rappeler : «Nous avions suggéré la réglementation du secteur. L’anarchie dans l’ouverture des boulangers. Le pain se vend partout n’importe où et n’importe comment. Les assises avaient aussi recommandé qu’on puisse mettre un système d’autorisation d’ouverture des boulangeries. Et pour cela on doit renforcer les conseils régionaux de régulation dans chaque région ».

Source :sudquotidien




Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*