Vers un COURS du baril à 100 dollars en 2019 ?

Les analystes de la Bank of America s’attendent à une hausse du prix du baril jusqu’à 100 dollars en 2019. Ce scénario serait envisageable si la situation en Iran et au Venezuela provoquait un changement dans les fournitures sur le marché mondial. Actuellement, les cours pétroliers se maintiennent à hauteur de 77 dollars le baril — les investisseurs s’attendent à de nouvelles sanctions contre Téhéran après la sortie des USA de l’accord nucléaire. Les experts affirment que l’éventuelle interdiction des exportations d’hydrocarbures d’Iran serait favorable à la Russie et à l’Arabie saoudite.

 D’après les analystes de la Bank of America, au deuxième trimestre 2019 déjà le baril de Brent pourrait augmenter jusqu’à 90 dollars et même culminer à 100 dollars. Toutefois cela dépendra de la position des signataires de l’accord Opep+ et des conséquences des éventuelles sanctions américaines contre l’Iran.Selon les experts, la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord nucléaire avec l’Iran a «réchauffé» le marché pétrolier mondial. Le président américain a annoncé que Washington décréterait «très bientôt» de nouvelles sanctions contre Téhéran. Il a également menacé l’Iran de «conséquences très lourdes» en cas de développement de son programme nucléaire. Sur fond de situation tendue au Moyen-Orient, le prix du baril Brent a atteint 77,80 dollars — un record depuis 2014. Les analystes prédisent à court terme une augmentation du baril jusqu’à 80 dollars.

«Le pétrole réagit instantanément aux risques géopolitiques. Dans le cas des États-Unis et de l’Iran, il est question d’un conflit entre les plus grands exportateurs mondiaux. La guerre commerciale entre les USA et la Chine pourrait également jouer son rôle en tant que facteur potentiellement négatif pour le plus grand importateur», déclare Roustam Tankaev, directeur général d’Info TEK-Terminal. Et d’ajouter que la situation est également aggravée par la confrontation des intérêts iraniens et israéliens en Syrie.

 D’après les analystes, en cas de rétablissement des sanctions américaines le volume des exportations pétrolières iraniennes pourrait diminuer de 500.000 barils par jour — jusqu’à 1,5 million de barils. La majeure partie des fournitures iraniennes partent à destination de la Chine, de l’Inde, de la Corée du Sud, ainsi que de l’UE. «Un baril à 100 dollars ne signifierait pas seulement une augmentation significative du nombre de puits de forage sur les gisements de schiste aux USA : avec de tels cours pétroliers, de nombreux grands projets d’investissement gelés précédemment deviendront rentables — l’exploration géologique s’intensifiera, notamment en mer et sur le plateau arctique», ajoute Roustam Tankaev. Rappelons que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a noté en mars qu’à partir du deuxième trimestre 2018, un déficit pourrait survenir sur le marché pétrolier à cause de la diminution de la production au Venezuela et de l’absence de croissance de la production pétrolière dans l’ensemble dans les pays de l’Opep.

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