Au moins 37 personnes ont trouvé la mort le 3 septembre près d’Okrika, dans la périphérie de Port Harcourt, dans l’État nigérian de Rivers. Elles auraient inhalé des émanations toxiques pendant une tentative présumée de siphonnage de produit pétrolier sur un oléoduc.

Selon le Centre pour la défense des jeunes et de l’environnement, une ONG locale, les victimes avaient raccordé un tuyau à un point de soutirage d’une conduite reliant l’usine pétrochimique Indorama Eleme Petrochimical à des navires venus charger le produit pour l’exportation. Lors du transvasement vers des pirogues, une odeur suffocante se serait dégagée.

Des disparus et des troubles respiratoires

D’après les informations rapportées, certaines personnes se sont retrouvées dans le fleuve après avoir été asphyxiées. D’autres ont pu s’éloigner mais ont ensuite souffert de graves difficultés respiratoires.

L’ONG indique que plusieurs personnes sont toujours portées disparues et affirme que des corps auraient été vus flottant sur le fleuve, sans avoir été récupérés. Le nombre de morts pourrait ainsi augmenter.

Une zone régulièrement touchée

L’État de Rivers fait partie des régions pétrolifères du Nigeria où les oléoducs sont régulièrement visés par des actes de sabotage et des tentatives de vol. Ces incidents peuvent provoquer des fuites ou des explosions mortelles.

Des représentants de la société civile appellent les autorités à renforcer les possibilités d’emploi et les moyens de subsistance destinés aux jeunes des zones pétrolifères, afin de réduire les risques liés à ces activités clandestines.