Le Front commun pour le Congo (FCC) pose ses conditions à la participation à un dialogue national proposé par le président Félix Tshisekedi. D’après Marie-Ange Mushobekwa, porte-parole de cette coalition, le FCC accepte le principe d’un dialogue, mais demande qu’il soit inclusif et organisé à l’extérieur de la République démocratique du Congo.

La plateforme de l’ancien président Joseph Kabila réclame également des mesures de « décrispation politique ». Dans les éléments rapportés par RFI, le FCC maintient cette exigence dans le cadre des discussions envisagées.

Deux approches du dialogue

Lors d’une adresse à la nation tenue jeudi dernier, Félix Tshisekedi a proposé un dialogue national ouvert à l’opposition. Le chef de l’État a toutefois écarté de cette initiative les rebelles du M23 ainsi que les personnes qu’il présente comme agissant au service du Rwanda.

La position défendue par le FCC diffère donc sur deux points explicitement énoncés : le périmètre des participants, la coalition demandant un échange avec « tout le monde », et le lieu de la rencontre, qu’elle souhaite voir fixé hors du pays.

Contexte politique

Joseph Kabila vit en exil depuis sa condamnation à mort pour trahison à Kinshasa, intervenue un an auparavant, selon RFI. Sa coalition fait porter sa position par Marie-Ange Mushobekwa, interrogée à Paris par la radio française.

Les informations disponibles ne précisent ni les mesures concrètes de décrispation attendues par le FCC, ni la réponse des autorités congolaises à ces demandes. Elles ne permettent pas non plus d’établir si les conditions avancées par la coalition pourraient être intégrées à l’initiative annoncée par Félix Tshisekedi.