L’hivernage modifie aussi l’activité des laveurs de voitures à Dakar. Sur plusieurs axes devenus boueux avec les pluies, les automobilistes cherchent plus fréquemment à faire nettoyer leurs véhicules. Une demande qui profite aux professionnels du lavage, notamment sur la voie menant au poste Senelec de la Patte d’Oie.

Dès le début de la matinée, plusieurs laveurs y prennent en charge des véhicules dont les jantes, les carrosseries et les passages de roue portent les traces de gadoue. Le nettoyage implique brossage, rinçage et séchage, avec une attention particulière aux saletés accumulées dans les zones les moins accessibles.

Une clientèle plus présente pendant les pluies

Hamidou, originaire de Kolda et exerçant cette activité depuis bientôt cinq ans, constate que les clients sont plus nombreux durant la saison des pluies. Selon lui, certains automobilistes reviennent plusieurs fois au cours d’une même semaine afin de conserver une voiture propre.

Cette fréquentation se répercute sur les revenus. Le laveur affirme que ses bénéfices journaliers peuvent doubler ou tripler en cette période et qu’ils peuvent atteindre 10 000 FCfa ou davantage, selon le rythme de travail. Le montant dépend du nombre de véhicules traités ainsi que du tarif convenu avec chaque client, lequel varie notamment selon la taille du véhicule et son état.

Une activité plus rémunératrice, mais éprouvante

Pour Lamine, l’affluence liée aux pluies signifie aussi davantage de fatigue. Il explique que les véhicules sont plus nombreux et que les clients demandent souvent une intervention rapide, ce qui impose de travailler presque sans interruption. Il reconnaît toutefois que la hausse de la clientèle permet de mieux gagner sa vie que pendant les périodes sans pluie.

La pression du temps complique le travail. De nombreux automobilistes se présentent avant de rejoindre leur travail, un rendez-vous professionnel ou un chantier et souhaitent repartir rapidement. Or, lorsque le véhicule est très sale, un lavage complet nécessite du temps. Les laveurs soulignent qu’aller trop vite risque de nuire à la qualité du résultat.

Dans ce contexte, Hamidou privilégie la satisfaction du client plutôt que la seule multiplication des voitures prises en charge. Pour lui, un travail soigné reste essentiel pour encourager les clients à revenir.