Trente ans après la disparition de Jean-Bedel Bokassa, sa place dans l’histoire centrafricaine continue de diviser. Le 3 novembre marque cet anniversaire autour d’une mémoire contrastée de l’ancien président, devenu empereur en 1977.

Une partie des Centrafricains retient de lui l’image d’un bâtisseur, d’un dirigeant ambitieux et d’un précurseur du développement national. Cette lecture coexiste avec une appréciation beaucoup plus critique de son exercice du pouvoir.

Un règne associé à la répression

Pour ses détracteurs, le bilan de Jean-Bedel Bokassa reste inséparable de la répression, des violences et des atteintes aux droits humains ayant marqué son règne. Ces deux perceptions opposées expliquent la persistance de la polémique autour de son héritage.

Une mémoire toujours sensible

Ce trentième anniversaire ravive ainsi les débats sur cette période de l’histoire de la République centrafricaine. Il renvoie à la fois aux réalisations attribuées à l’ancien dirigeant et aux graves critiques formulées contre son pouvoir.