Donald Trump relance son projet de faire payer 100 000 dollars aux employeurs qui recourent au programme américain de visas H-1B. Il s’agit de la deuxième tentative en un an visant à instaurer ces frais, selon France 24.

Le programme H-1B permet à des entreprises de recruter, pour une durée temporaire, des travailleurs étrangers qualifiés. La mesure envisagée ciblerait donc les employeurs utilisant cette voie de recrutement.

Un programme au cœur d’un débat sur l’emploi qualifié

Les visas H-1B sont défendus par de grands groupes du secteur technologique, parmi lesquels Elon Musk. Le dispositif est ainsi présenté par ses soutiens comme un outil de recrutement de compétences étrangères qualifiées.

Ses opposants y voient au contraire un mécanisme susceptible de remplacer des salariés américains qualifiés par une main-d’œuvre moins coûteuse et plus facile à contrôler. Le projet de frais de 100 000 dollars intervient dans ce débat sur les conditions de recours des entreprises américaines aux travailleurs étrangers.

Deuxième tentative en un an

La nouvelle initiative constitue une relance : Donald Trump avait déjà cherché à imposer des frais du même montant au cours de l’année écoulée. La proposition place de nouveau le programme H-1B au centre des discussions entre les entreprises technologiques qui le soutiennent et ses détracteurs.