Alex Karp, directeur général de Palantir, a mis en cause la stratégie française de souveraineté numérique, estimant que les restrictions limitant l’usage de logiciels américains par les administrations produisaient un effet contraire à l’objectif recherché.
Le dirigeant de l’entreprise américaine a formulé cette critique mercredi 2 septembre. Il a jugé que la France risquait de se pénaliser en poursuivant une souveraineté numérique qu’il a qualifiée de trompe-l’œil.
Le remplacement de Palantir à la DGSI
Cette prise de position fait suite à une décision prise en juin par les autorités françaises : les services de Palantir doivent être remplacés au sein de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) par ceux du prestataire français ChapsVision.
Ce changement est motivé par des préoccupations liées à la souveraineté des données. Il s’inscrit dans une volonté française de réduire la dépendance de ses services publics, notamment dans le renseignement intérieur, à des outils conçus par des entreprises américaines.
Un désaccord sur les effets de la régulation
Alex Karp soutient au contraire que l’environnement réglementaire européen peut nuire à la compétitivité. Sa position oppose ainsi la priorité donnée par Paris au contrôle national des données à l’argument de Palantir, selon lequel des restrictions sur les technologies américaines pourraient affaiblir les capacités européennes.
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