Le Venezuela a signé de nouveaux accords énergétiques avec l’américain Chevron, l’italien Eni et GE Vernova, en présence du secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright à Caracas. Les deux premiers groupes doivent étendre leurs opérations pétrolières, tandis que GE Vernova est associé à des travaux visant à restaurer une grande partie du réseau électrique vénézuélien.

Ces contrats interviennent dans le prolongement d’un accord distinct entre Caracas et Washington sur les ressources pétrolières du pays. Selon les informations rapportées par l’AFP, cet accord prévoit que les États-Unis prennent le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils de réserves et acquièrent 35 % de North American Blue Energy Partners (Nabep), présentée comme la deuxième compagnie pétrolière privée du Venezuela.

Chevron vise 600 000 barils par jour

Chevron, partenaire historique du Venezuela, a obtenu de nouveaux gisements. Le groupe prévoit de porter la production de ses trois coentreprises à environ 600 000 barils par jour dans les cinq prochaines années, soit plus du double du niveau prévu pour 2026.

Eni devient pour sa part opérateur exclusif du gisement de Junin 5, situé dans la ceinture de l’Orénoque. Cet accord donne au groupe italien un rôle central sur ce vaste champ pétrolier.

Une production en hausse, des objectifs élevés

La production vénézuélienne se situait à moins d’un million de barils par jour en début d’année et aurait progressé de près de 30 % depuis, selon l’AFP. Chris Wright a déclaré à CNBC anticiper un niveau supérieur à deux millions de barils quotidiens avant la fin de la décennie. À son sommet historique, le pays produisait plus de trois millions de barils par jour.

Dans le cadre de l’accord bilatéral, Nabep doit aussi permettre à Washington d’acheter au prix coûtant 20 % de sa production, destinée à des raffineries américaines adaptées au pétrole vénézuélien, particulièrement visqueux.

Souveraineté et transition politique

La présidente par intérim Delcy Rodriguez a affirmé que le Venezuela conserverait sa souveraineté sur les champs concernés. L’accord pétrolier a reçu l’appui de l’Assemblée nationale et de l’armée, d’après l’AFP.

Sur le plan politique, Delcy Rodriguez a déclaré qu’un processus électoral aurait lieu lorsque le pays serait prêt. Le pouvoir et l’opposition ont tenu en août un premier cycle de discussions en vue d’une transition, sous l’impulsion de Washington. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé une nouvelle série de pourparlers dans une dizaine de jours.