Abdou Mbow a ciblé la capacité de la majorité parlementaire à produire des textes juridiquement solides. Invité de l’émission RFM MATIN animée par Babacar Fall, le député a estimé que le travail de préparation des propositions de loi devait être davantage approfondi.
Selon lui, plusieurs textes portés par la majorité ont connu des difficultés devant le Conseil constitutionnel. Il a évoqué trois propositions de loi et présenté cette situation comme inédite dans l’histoire politique récente du Sénégal. Ces appréciations relèvent de son analyse de l’activité parlementaire.
Une critique sur la méthode et l’expertise
Pour Abdou Mbow, disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale ne suffit pas à garantir la qualité des lois. Il a appelé les députés à étudier les dossiers, à rechercher les compétences nécessaires et à examiner les conséquences des textes avant leur examen parlementaire.
Le député a aussi souligné ce qu’il considère comme un décalage entre les difficultés relevées sur certains projets et les « 4 000 cadres » dont se réclamerait le camp au pouvoir. À ses yeux, une telle ressource devrait permettre de préparer des propositions de loi plus solides sur le plan juridique.
Des accusations élargies à la gestion du pays
Abdou Mbow a affirmé qu’il ne souhaitait plus conseiller ses adversaires politiques, auxquels il reproche un manque d’écoute et de connaissances. Il a également lié ses critiques du fonctionnement institutionnel à la situation économique, accusant le pouvoir de fragiliser à la fois l’économie et les institutions.
Il a enfin appelé les Sénégalais à la vigilance et qualifié ses adversaires de populistes et de manipulateurs. Ces propos s’inscrivent dans une séquence de désaccords parlementaires : le 17 août, il avait contesté un rapport relatif à la modification de l’article 37 de la Constitution. Sa question préalable avait alors été rejetée en plénière, selon les éléments rapportés.