Dans une contribution publiée par SeneNews, Boubacar Sèye appelle l’État du Sénégal à ouvrir une enquête sur d’éventuels réseaux, intérêts, financements ou stratégies susceptibles, selon lui, d’alimenter des tensions entre communautés à travers des discours de repli identitaire.
Le chercheur-consultant en migrations internationales cite les « agissements » et les prises de position de Papa Tahirou Sarr à l’égard des étrangers. Il estime que cette question doit faire l’objet d’un examen institutionnel. Il ne fournit toutefois pas, dans son texte, d’éléments identifiant de tels réseaux ou financements.
Une mise en garde contre la stigmatisation
Boubacar Sèye distingue le contrôle des frontières et la lutte contre l’immigration irrégulière, les trafics, la fraude documentaire ou l’exploitation des personnes, d’une politique qui viserait des communautés. À ses yeux, les débats devraient porter sur l’efficacité de l’action publique, l’emploi, l’économie informelle, la fiscalité, la sécurité et la coopération régionale.
Il rappelle que les circulations entre les peuples d’Afrique de l’Ouest s’inscrivent dans une histoire régionale ancienne. Sa contribution évoque notamment les liens du Sénégal avec des ressortissants guinéens, maliens, mauritaniens, gambiens, ivoiriens et nigériens, ainsi que le cadre de la CEDEAO.
La question de la politique migratoire
Selon Boubacar Sèye, le Sénégal dispose déjà de mécanismes administratifs relatifs au séjour et à la circulation des étrangers. Il mentionne notamment une carte de circulation prévue par le ministère de l’Intérieur pour certaines catégories d’étrangers établis dans le pays.
Le président-fondateur d’Horizon Sans Frontières et de l’Observatoire africain contre la xénophobie plaide pour une politique migratoire qu’il décrit comme souveraine, fondée sur le respect des lois et le maintien de la coexistence entre communautés. Aucune réaction de Papa Tahirou Sarr n’est rapportée dans cette publication.
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