Le débat sur la réforme des crédits spéciaux suscite une nouvelle prise de position d’El Hadji Abdourahmane Diouf. Le ministre du Pétrole et superviseur général adjoint de la coalition KIIRAAY / Les Patriotes Républicains s’est attaqué à la proposition de loi portée à l’Assemblée nationale, ainsi qu’à Ousmane Sonko, président de cette institution selon la source.

Dans son intervention, Abdourahmane Diouf dénonce un écart entre les échanges d’Ousmane Sonko avec les guides religieux lors de sa tournée dans les cités religieuses et le contenu du texte soumis au Parlement. Il y voit une contradiction dans le traitement réservé aux foyers religieux.

Des dispositions contestées

Le ministre fonde notamment ses critiques sur l’article 2 de la proposition, qui réserverait les crédits spéciaux à la défense, à la sécurité et au renseignement. Il cite aussi l’article 5, présenté comme excluant les dépenses à caractère social.

Selon lui, cette orientation empêcherait d’utiliser ces fonds pour des actions de solidarité au bénéfice des personnes vulnérables et des foyers religieux. Il qualifie ainsi le dispositif envisagé de défavorable aux dimensions sociale et religieuse.

Les amendements de l’Exécutif mis en avant

À l’inverse, Abdourahmane Diouf soutient les amendements de l’Exécutif. Ceux-ci réintroduiraient, d’après ses déclarations, la préservation de l’ordre social ainsi que des références aux valeurs humanitaires, à l’entraide et à la solidarité.

Le ministre oppose donc l’approche qu’il attribue à l’Assemblée nationale à celle défendue par l’Exécutif. Il reproche également à Ousmane Sonko d’avoir utilisé les fonds politiques lorsqu’il dirigeait la Primature et lui demande d’assumer les effets du texte sur le fléchage des fonds destinés, selon lui, aux foyers religieux.