L’ancienne ministre Zahra Iyane Thiam s’inquiète des conséquences qu’elle attribue à la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une publication, elle estime que l’évolution du mot d’ordre « Diomaye moy Sonko » vers « Diomaye wala Sonko » pèse désormais sur les Sénégalais.
Pour Zahra Iyane Thiam, cette séquence politique a installé le pays dans une situation institutionnelle qu’elle juge « inutilement alambiquée ». Elle cite notamment un calendrier des élections locales qu’elle considère comme violé, ainsi que des tensions persistantes entre l’Assemblée nationale et l’Exécutif.
La DPG et le risque de nouvelles crises
L’ancienne ministre évoque aussi la Déclaration de politique générale, présentée selon elle comme un « casse-tête procédural ». Elle mentionne par ailleurs la possibilité d’une motion de censure et le risque, à terme, d’une nouvelle dissolution.
À ses yeux, les différends entre les deux responsables relèvent de leur responsabilité politique. Mais elle considère que la situation devient une question d’intérêt général lorsqu’elle affecte le calendrier électoral, le fonctionnement des institutions et la prise en charge des urgences économiques et sociales.
Un appel adressé au chef de l’État
Zahra Iyane Thiam appelle Bassirou Diomaye Faye à intervenir. Elle l’invite à fixer rapidement une orientation claire pour les élections locales et à rétablir un dialogue institutionnel normal avec l’Assemblée nationale.
Elle demande également que la dissolution ne devienne pas, selon ses termes, la réponse politique aux désaccords. Sa publication se conclut par un avertissement sur le coût que ces querelles feraient supporter à la population.