Dakar a accueilli du 19 au 22 octobre la rencontre de clôture du projet GEF-7, consacrée à la réduction progressive de l’utilisation des amalgames dentaires contenant du mercure. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique y a participé, rapporte Libération.
Les échanges ont porté sur les réglementations nationales et sur l’accès à des matériaux de restauration sans mercure. Les participants ont également abordé leur coût, leur adaptation aux besoins des patients et la formation des chirurgiens-dentistes aux techniques alternatives.
La gestion des déchets contenant du mercure constitue un autre volet du programme. Les secteurs de la santé et de l’environnement sont appelés à coordonner leurs interventions pour accompagner cette transition.
La rencontre s’inscrit dans les objectifs de la Convention de Minamata. Il s’agit d’un travail sur les politiques publiques, les équipements et les pratiques professionnelles ; le compte rendu n’annonce pas une campagne de retrait systématique des amalgames déjà posés chez les patients.
Le Sénégal parmi trois pays pilotes
L’OMS précise que le Sénégal participe au projet pilote avec la Thaïlande et l’Uruguay. Dans son bilan du 19 octobre, elle fait état de formations, d’un guide de bonnes pratiques et de treize séparateurs d’amalgames installés à titre pilote. Ces équipements visent à retenir les résidus contenant du mercure avant leur arrivée dans les eaux usées.
La rencontre de Dakar rassemble plus de 75 experts. Elle s’inscrit dans la perspective d’élimination des amalgames d’ici à 2034 retenue à la COP-6 de la Convention de Minamata en 2025. Cette échéance internationale ne signifie pas que tous les cabinets ont déjà achevé leur transition.
Une évolution qui concerne les soins et les déchets
Changer de matériau ne résume pas l’ensemble du travail. La formation des professionnels, l’approvisionnement en solutions de remplacement et le traitement des résidus constituent des étapes différentes. L’installation pilote d’équipements montre une expérimentation concrète ; elle ne doit pas être présentée comme une couverture généralisée de toutes les structures sanitaires.
Les recommandations publiées par l’OMS en mars 2026 portent également sur la prévention des caries, les interventions moins invasives et la décision partagée. Pour les patients, le choix d’un soin dépend de leur situation clinique et d’un échange avec un professionnel. La réunion de Dakar ne constitue donc pas une invitation générale à faire retirer des obturations existantes. Le suivi du programme devra surtout préciser l’extension des pratiques testées et les moyens disponibles pour les appliquer durablement.
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