L’ARP a présenté une plateforme numérique destinée aux demandes d’homologation des médicaments et autres produits de santé. Les opérateurs doivent pouvoir y déposer leurs dossiers et suivre les différentes étapes de leur instruction, selon le compte rendu de L’As.
La directrice de l’agence, le docteur Aïssatou Sougou, reconnaît que certains dossiers attendent plus d’un an. Elle rappelle un délai de référence de 120 jours et fait de la prévisibilité des décisions un objectif de la réforme.
Le portail vise à améliorer la traçabilité des procédures et la transparence du traitement des demandes d’autorisation de mise sur le marché. Le site de l’ARP répertorie également un service d’homologation en ligne.
La direction souligne cependant qu’un outil informatique ne suffit pas : les méthodes de travail, la responsabilité des équipes et le suivi des délais doivent évoluer. Le lancement constitue donc une étape administrative ; il ne démontre pas encore une réduction effective des délais sur l’ensemble des dossiers.
Distinguer le dépôt d’un dossier de son autorisation
Une plateforme de suivi rend les étapes administratives plus visibles, mais le dépôt numérique d’une demande ne vaut pas autorisation de mise sur le marché. Le dossier doit encore être examiné selon les exigences de l’autorité compétente. Pour les opérateurs, l’intérêt du dispositif réside notamment dans la possibilité de savoir où en est la procédure et quels compléments sont attendus.
Le délai de 120 jours évoqué doit être lu avec les conditions de traitement applicables. La durée écoulée depuis un premier dépôt, le temps d’instruction d’un dossier complet et l’attente d’une pièce supplémentaire ne recouvrent pas nécessairement la même période. Une comparaison fiable des délais devra préciser le point de départ et les éventuelles interruptions retenues.
Ce qu’il faudra suivre dans la mise en œuvre
L’amélioration annoncée pourra être appréciée à partir du nombre de dossiers effectivement traités, de la clarté des notifications et de l’évolution des délais. Ces indicateurs sont plus précis que le seul nombre de comptes créés sur la plateforme. La formation des utilisateurs et l’organisation des services chargés de l’examen compteront aussi dans son fonctionnement.
Pour le public, cette réforme concerne avant tout la procédure d’homologation. Elle ne constitue ni une recommandation de médicament ni une validation générale de produits proposés sur Internet. La numérisation du suivi ne doit donc pas être confondue avec une garantie d’authenticité applicable à toute offre commerciale se réclamant de l’ARP.
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