Les professionnels de la bijouterie réclament un renforcement de leur protection après la mort de Modou Khabane Guèye dans son commerce à Zac Mbao. Libération du 26 octobre rapporte une mobilisation marquée par des fermetures de boutiques, un sit-in et des prières en mémoire du défunt.
Moussa Niang, coordonnateur des organisations professionnelles du secteur, souhaite une audience avec le ministre de l’Intérieur. Il évoque plusieurs cambriolages et demande des mesures adaptées aux commerces. La corporation réclame également des autorisations de port d’armes.
Cette dernière demande est une position exprimée par les représentants du secteur. Elle ne signifie pas qu’une autorisation collective a été accordée. Les professionnels disent, par ailleurs, faire confiance à la justice pour les investigations relatives au décès.
Le problème posé dépasse la protection d’un seul établissement. Les bijouteries combinent activité commerciale, travail artisanal et conservation de biens de valeur. Leur sécurité s’inscrit dans un environnement où interviennent également l’accès aux locaux, les déplacements, les horaires et l’organisation des marchés.
La mobilisation traduit d’abord une attente de réponse institutionnelle. Une audience permettrait aux professionnels de présenter les faits qu’ils recensent et de discuter des dispositifs envisageables avec les services compétents. La formulation d’une revendication ne préjuge toutefois pas de la solution qui sera retenue.
La sécurité d’un commerce repose sur plusieurs dimensions complémentaires. La prévention vise à réduire l’exposition aux risques ; l’intervention répond à une situation en cours ; l’enquête cherche à établir les faits et les responsabilités après une infraction. Ces fonctions ne se remplacent pas mutuellement.
La question des armes ne peut donc résumer à elle seule le débat. Elle engage un cadre spécifique, tandis que les besoins des commerçants comprennent aussi la relation avec les services de sécurité et l’organisation collective de la prévention.
Le décès de Modou Khabane Guèye donne à cette mobilisation une portée humaine immédiate. Les fermetures rapportées sont présentées comme un geste de deuil et de solidarité, mais aussi comme un moyen de rendre visibles les inquiétudes de la corporation.
Pour les bijoutiers, l’objectif affiché est de pouvoir exercer leur activité dans des conditions plus sûres. Les suites de leur démarche devront être appréciées à partir des échanges engagés, des mesures effectivement annoncées et de l’avancement de l’enquête sur le drame de Zac Mbao, sans confondre ces différents volets.
Senegalinfos
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