Le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) a reçu 96 dossiers de radios communautaires et associatives dans le cadre de la procédure ouverte le 29 juillet 2026. À ce stade, aucune demande n’a été enregistrée pour la presse écrite ni pour les télévisions, selon les chiffres communiqués par le Conseil de gestion du fonds le 31 août.
La presse en ligne compte neuf dossiers déposés, tandis que deux radios commerciales ont transmis une demande. La procédure entre dans sa dernière phase, les soumissions sur la plateforme et les dépôts physiques restant possibles jusqu’au 15 septembre 2026.
Des pièces administratives jugées difficiles à fournir
Des responsables de médias indiquent rencontrer des difficultés à réunir l’ensemble des documents demandés. Le quitus fiscal et les justificatifs de cotisations à l’IPRES figurent parmi les pièces évoquées comme les plus difficiles à obtenir.
Les autorités ont fixé des critères d’éligibilité plus stricts que ceux appliqués sous l’ancien régime de l’APR, selon les éléments rapportés. À cette époque, les organes de presse pouvaient déposer leurs demandes avec les documents disponibles, le niveau de l’aide variant ensuite selon les conditions satisfaites.
Un dispositif déjà contesté
La procédure intervient dans un contexte de contestations autour des mécanismes d’appui à la presse. La FACS avait notamment dénoncé une inégalité de traitement entre médias lors d’une précédente phase de dépôts physiques, en critiquant un calendrier qu’elle estimait inadapté et trop bref.
Le 8 avril 2026, le CDEPS avait pour sa part qualifié d’inique et d’illégale la répartition du FADP 2025. L’organisation avait également dénoncé le blocage de la subvention destinée aux organes de presse pour 2024 et annoncé vouloir saisir l’OFNAC et la justice après l’attribution d’une subvention de 39 millions de francs CFA, en avançant des accusations de détournement de deniers publics et de non-respect des règles d’attribution.
Assistance annoncée avant la clôture
Le Conseil de gestion du FADP invite les entreprises concernées à accélérer leurs démarches. Il annonce une assistance technique destinée à accompagner la constitution et la finalisation des dossiers avant la date de clôture.
Le fonds a pour objectif de soutenir le développement, la modernisation et la résilience des acteurs de la presse nationale. Certains responsables de médias estiment toutefois que les exigences administratives freinent une partie de la presse écrite, des médias en ligne et des télévisions. D’autres entreprises ont fermé ou ont choisi de ne pas solliciter les dispositifs d’aide gouvernementaux.
Ce que disent les lecteurs
Les contributions les plus récentes apparaissent en premier.
Soyez le premier à commenter
Lancez la discussion : votre avis peut aider d’autres lecteurs à mieux comprendre le sujet.
Écrire le premier commentaire