Le Royaume-Uni juge probable que des cyberattaques utilisant l’intelligence artificielle visent ses infrastructures critiques d’ici 2028. Cette alerte émane de la direction du National Cyber Security Centre (NCSC), l’organisme britannique chargé de la cybersécurité.
Selon le NCSC, les criminels comme les États hostiles recourent de plus en plus à l’intelligence artificielle pour renforcer leurs opérations de cybermalveillance. Le risque concerne les infrastructures essentielles, dont l’exposition est aggravée par l’utilisation de technologies obsolètes.
L’IA, un outil d’intensification des attaques
L’avertissement britannique porte sur l’emploi de l’IA par des acteurs malveillants afin d’accroître leurs capacités de cyberattaque. Le NCSC considère ainsi comme probable, à l’horizon 2028, la survenue d’attaques assistées par cette technologie contre des infrastructures critiques du pays.
Cette appréciation associe deux facteurs : l’usage accru de l’intelligence artificielle par des groupes criminels et des États hostiles, ainsi que la vulnérabilité de services essentiels reposant encore sur des systèmes technologiques vieillissants.
Des services essentiels exposés
Les infrastructures critiques assurent des fonctions indispensables au fonctionnement d’un pays. Dans son alerte, le NCSC souligne que la persistance de technologies obsolètes laisse ces services exposés face à l’évolution des méthodes de cybermalveillance.
La direction britannique de la cybersécurité ne présente donc pas l’IA comme un risque isolé : elle l’inscrit dans un environnement où les capacités des attaquants progressent tandis que certains systèmes essentiels restent fragilisés par leur ancienneté.
L’échéance de 2028 avancée par le NCSC place cette menace dans un horizon proche. Elle traduit l’inquiétude des autorités britanniques face à la combinaison d’outils d’IA de plus en plus mobilisés par des acteurs hostiles et de faiblesses techniques affectant des services critiques.
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