Cinquante Sénégalais en provenance d’Afrique du Sud sont attendus lundi à 17 heures à l’Aéroport international Blaise Diagne. Ce retour intervient dans un contexte de tensions visant des migrants africains dans ce pays.

À leur arrivée, les personnes rapatriées doivent bénéficier d’un dispositif d’accueil de l’État, destiné à assurer leur accompagnement sur les plans humain, administratif et sécuritaire.

Un accueil coordonné par les services de l’État

La gestion de l’opération est assurée par le Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi, rattaché à la Direction de l’Assistance et de la Promotion des Sénégalais de l’Extérieur. Cette structure intervient avec le Comité national chargé de la gestion des réfugiés, rapatriés et personnes déplacées.

Des craintes au sein des communautés africaines

En Afrique du Sud, des ressortissants sénégalais et d’autres communautés africaines disent évoluer dans un climat préoccupant. Certains auraient fermé leurs commerces ou limité leurs déplacements, redoutant des agressions.

Depuis mars 2026, des mouvements hostiles à l’immigration ont intensifié leurs actions à travers des manifestations, des menaces et des appels au départ d’étrangers en situation irrégulière. La pression s’est accentuée à l’approche du 30 juin, échéance avancée par certains groupes pour réclamer le départ de personnes sans papiers.

Si ces revendications visaient officiellement les migrants en situation irrégulière, l’inquiétude a gagné plus largement les ressortissants africains, notamment à Johannesburg et Durban.

D’autres rapatriements organisés

Le Sénégal n’est pas le seul État à avoir engagé le retour de ses citoyens. Le Ghana a rapatrié près de 300 personnes à la fin du mois de mai. Le Nigeria, le Malawi, le Mozambique et la République démocratique du Congo ont également mené des opérations similaires.

En juillet, les autorités congolaises ont organisé le retour volontaire de 121 Congolais, dont des femmes et des enfants, après des violences xénophobes rapportées en mai.