La découverte de six corps dans une fosse commune à Forécariah suscite des appels à une enquête indépendante de la part de vingt organisations de la société civile ouest-africaine. Les dépouilles, retrouvées le 24 août, avaient les mains liées et les yeux couverts.

Les organisations signataires demandent une procédure à la fois impartiale et transparente. Parmi elles figurent Tournons la page Togo, Y en a marre au Sénégal et Africtivistes.

Une mobilisation pour identifier les victimes

La coalition TLP-Guinée a sollicité le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, ainsi que les ambassades des États-Unis et de France et la délégation de l’Union européenne en Guinée. Elle recherche un appui technique et judiciaire afin de contribuer à l’identification des victimes.

Alioune Tine, porte-parole de la coalition et défenseur des droits humains, a exprimé la crainte que la saisine du procureur ne débouche pas sur des avancées. Les associations disent également envisager de saisir la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la Cour africaine des droits de l’homme de l’Union africaine.

Les autorités appellent à attendre les investigations

Réunie en session extraordinaire le 29 août sous la présidence d’Ibrahima Kalil, ministre guinéen délégué à la Défense nationale, la Commission de défense et de sécurité a estimé qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Elle affirme que les circonstances de cette découverte seront élucidées.

La commission demande aussi d’éviter la diffusion d’informations non vérifiées, au motif qu’elles pourraient gêner les investigations. Le parquet de Forécariah n’avait pas encore communiqué.

Un précédent signalé dans la région

Une autre fosse avait été signalée en octobre 2025 dans la même région. La nouvelle découverte renforce les demandes des organisations pour une procédure susceptible d’établir l’identité des victimes et les circonstances des faits.