Uber a mis fin à ses activités au Nigeria, un marché où la plateforme de VTC était présente depuis 2014. Dans un courriel adressé à ses clients, l’entreprise américaine indique que cette décision, issue d’une revue de ses activités, prend effet le 2 septembre 2026.
Le retrait intervient après douze années dans l’un des premiers marchés africains d’Uber. L’entreprise avait participé au développement du secteur nigérian des réservations de voitures avec chauffeur via application.
Un environnement économique sous pression
Le marché nigérian est devenu plus difficile pour les plateformes de VTC, entre concurrence renforcée, hausse des frais d’exploitation et pressions réglementaires. Les prix du carburant, l’entretien des véhicules, la nécessité de maintenir des tarifs accessibles et la fidélisation des chauffeurs pèsent également sur l’équilibre économique du secteur.
Le départ d’Uber intervient après une période de différends avec des chauffeurs sur les tarifs et les commissions. Des chauffeurs avaient organisé un mouvement de protestation en mars 2026, selon TechCabal Afrique.
Une indemnité annoncée pour les chauffeurs
Dans un message transmis aux chauffeurs utilisant l’application, Uber les a remerciés pour leur participation à son activité au Nigeria. La société prévoit le versement unique d’une indemnité de transition, présentée comme un paiement de bonne volonté destiné à accompagner ce changement.
Le marché devrait désormais se concentrer davantage autour de Bolt et inDrive, tout en laissant de la place à des opérateurs locaux, parmi lesquels Lagride et Rida.
Troisième retrait africain en près d’un an
Le Nigeria constitue le troisième départ d’Uber d’un pays africain en près d’un an, après la Tanzanie en janvier et la Côte d’Ivoire en septembre 2025. En Afrique du Sud, l’entreprise a par ailleurs arrêté UberX, son offre à bas coût, le 1er septembre.
Selon TechCabal Afrique, ces décisions s’inscrivent aussi dans une restructuration mondiale du groupe, qui aurait supprimé plus de 3 000 postes, soit environ 10 % de ses effectifs, dans ses activités de mobilité, de livraison et de robotaxis.
Ce que disent les lecteurs
Les contributions les plus récentes apparaissent en premier.
Soyez le premier à commenter
Lancez la discussion : votre avis peut aider d’autres lecteurs à mieux comprendre le sujet.
Écrire le premier commentaire