À Siouré Thiambé, un jujubier centenaire est devenu un repère de la mémoire collective. Situé face au fleuve, l’arbre est associé aux récits transmis par les aînés et aux traditions des pêcheurs thioubalos.

Son histoire reste entourée d’incertitudes. L’arbre originel est mort depuis longtemps, mais un autre jujubier a poussé dans son tronc. Dépourvu d’épines, une particularité présentée comme rare, il a progressivement acquis une réputation qui dépasse le village.

Des croyances ancrées autour de l’arbre

Une petite-fille de Demba Dièye lui attribue des propriétés extraordinaires. Des visiteurs viendraient de loin et emporteraient des feuilles, conservées en raison des vertus qui leur sont prêtées.

Au-delà de ces croyances, le jujubier est décrit comme un symbole du lien entre les habitants, le fleuve, les savoirs anciens et l’invisible. Pour les descendants de Demba Dièye, il constitue à la fois un héritage familial, culturel et naturel.

Une demande de protection

La fréquentation du lieu et les prélèvements répétés fragiliseraient l’arbre, notamment ses branches et ses racines. Les petits-fils de Demba Dièye réclament donc l’installation d’une clôture pour en limiter les dégradations.

L’objectif est de préserver ce jujubier afin qu’il puisse continuer d’être transmis aux générations suivantes, comme témoin d’une histoire locale portée autant par les lieux que par les récits.