Le développement du gaz domestique doit accompagner la transformation du système électrique sénégalais et les usages industriels de cette ressource. C’est l’orientation défendue par le ministre Abdourahmane Diouf, mardi 27 octobre à Moscou, lors du Forum des pays exportateurs de gaz, selon le compte rendu de l’APS.
Le ministre inscrit aussi dans cette stratégie l’objectif d’un accès universel à l’électricité. Son intervention présente donc le gaz à travers les usages que le Sénégal souhaite développer sur son territoire, au-delà de sa participation aux échanges internationaux d’hydrocarbures.
Une participation comme membre observateur
L’APS rappelle que le Sénégal participe au forum en qualité de membre observateur. Abdourahmane Diouf a conduit la délégation sénégalaise aux travaux des 26 et 27 octobre. Le Soleil précise que les réunions ministérielles préparatoires ont été suivies d’une session au sommet présidée par le président russe Vladimir Poutine.
La délégation sénégalaise a ainsi pris part aux discussions sur les orientations du marché gazier mondial. La sécurité énergétique et la stabilité des marchés figurent parmi les thèmes rapportés. Le rôle du gaz naturel dans la transition énergétique a également été abordé, selon le récit de la RTS.
Des échanges bilatéraux sur les projets sénégalais
En marge de la rencontre, le ministre s’est entretenu avec ses homologues de Russie, d’Azerbaïdjan, d’Iran et du Qatar. Ces discussions ont porté sur des pistes de coopération susceptibles d’accompagner les projets du Sénégal. Elles sont présentées comme une recherche de partenariats, et non comme l’annonce de contrats déjà exécutés.
Quatre axes ressortent des échanges rapportés par la RTS : la valorisation industrielle des ressources gazières, la stratégie Gas-to-Power, les infrastructures logistiques et le contenu local. Ces chantiers concernent des dimensions complémentaires du secteur, depuis l’utilisation de la ressource jusqu’aux retombées attendues dans l’économie nationale.
Des objectifs à traduire en projets
La position exposée à Moscou associe les besoins du système électrique aux ambitions industrielles. Cette articulation est au cœur de la présentation du ministre : développer les usages intérieurs du gaz doit, selon lui, contribuer à une transformation plus large de l’économie.
La participation au forum fournit également un cadre diplomatique pour discuter avec d’autres pays du secteur. Les comptes rendus de la visite décrivent des orientations et des contacts. Ils ne donnent pas de calendrier de réalisation pour chacun des projets évoqués ni de montant d’investissement arrêté pour l’ensemble de ces échanges.
La prochaine mesure des résultats se situera donc dans les suites concrètes données à ces partenariats recherchés. Pour l’heure, le message porté par le Sénégal est celui d’une mobilisation du gaz en faveur de l’électricité, de l’activité industrielle et des retombées locales.
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