Des vendeurs de béton et des camionneurs ont organisé un sit-in dans les carrières de Darou Khoudoss, dans le département de Tivaouane. Ils protestent contre les hausses du prix du béton blanc et demandent l’intervention des autorités, rapporte L’As.

Leur représentant Gora Dieng décrit une succession d’augmentations : de 7 000 FCFA la tonne à 9 000, puis 12 000, 13 000 et désormais 21 000 FCFA. Ces montants sont ceux avancés par les professionnels mobilisés.

Les participants dénoncent surtout l’absence de concertation. Ils estiment que le renchérissement de ce matériau pèse sur leur activité et sur les coûts de construction, pour lesquels le ciment ne constitue qu’une partie des besoins.

Leur demande porte sur une meilleure organisation du secteur et sur un encadrement des prix, qu’ils rapprochent de celui du ciment. Le compte rendu ne rapporte pas de décision des autorités ni de réponse des exploitants des carrières. Les revendications demeurent donc, à ce stade, celles des manifestants.

Des écarts de prix rapportés par les professionnels

Les montants évoqués par les vendeurs et les camionneurs décrivent leur perception de l’évolution du marché. Entre 7 000 et 21 000 FCFA la tonne, le prix cité est multiplié par trois, ce qui correspondrait à une hausse de 200 % si les deux valeurs concernent un produit et des conditions de vente identiques. Ce calcul porte sur les déclarations recueillies ; il ne constitue pas une vérification indépendante des tarifs pratiqués.

Pour comparer des prix de matériaux, il faut conserver la même unité et préciser ce qui est inclus. Le chargement, le transport, la qualité du produit et le lieu de livraison peuvent modifier le coût final. La série de chiffres annoncée ne détaille pas tous ces paramètres.

La demande de régulation et les questions économiques

L’interpellation portée par Gora Dieng vise une intervention des autorités. Elle n’équivaut pas à l’adoption d’un tarif réglementé ni à la constatation d’une infraction par un service de contrôle. La réponse des opérateurs concernés serait également nécessaire pour exposer leurs explications sur les prix.

Le dossier met en évidence une difficulté de visibilité pour les acteurs qui achètent et transportent le matériau. Un relevé daté des prix, accompagné des conditions de vente, permettrait d’évaluer plus précisément les variations dénoncées. À ce stade, la revendication est documentée ; les causes exactes de chaque hausse et l’éventuelle réponse administrative restent à préciser.