Dans une tribune publiée par SeneNews, Kalidou Bâ, présenté comme membre de Nouvelle Responsabilité/Jamm ji du président Amadou Bâ, appelle à une réorientation de la politique économique et institutionnelle du Sénégal.

Son texte s’appuie sur l’abaissement de la note souveraine du pays à Caa2 par Moody’s Ratings, assortie d’une perspective négative. L’auteur considère que cette évolution constitue un avertissement pour les marchés, les créanciers et les investisseurs, en raison de ses possibles effets sur la perception du risque et sur les conditions de financement.

La confiance des investisseurs au centre de l’analyse

Kalidou Bâ estime que les tensions entre l’Exécutif et le Législatif, ainsi que l’incertitude institutionnelle qu’il décrit, peuvent peser sur la confiance économique. Selon lui, les investisseurs recherchent un environnement stable, lisible et prévisible avant de s’engager durablement.

Il souligne toutefois que le redressement ne peut pas reposer seulement sur le secteur privé. Dans son analyse, l’investissement public et les projets structurants restent des leviers importants pour soutenir l’activité des entreprises, l’emploi et les recettes fiscales.

Critique d’une hausse continue des prélèvements

L’auteur met en garde contre une augmentation durable des taxes et prélèvements dans une économie qu’il juge fragilisée. Il avance qu’une pression fiscale excessive pourrait réduire les marges des entreprises, freiner l’investissement et, à terme, affaiblir les recettes publiques.

Il décrit le risque d’un cercle défavorable associant recul de l’investissement, ralentissement de l’activité, diminution de la richesse créée et contraintes budgétaires accrues.

Un appel à une ligne économique claire

Pour sortir de cette situation, Kalidou Bâ préconise une relance de l’investissement productif, un meilleur accès au financement, l’élargissement progressif de l’assiette fiscale et une gouvernance financière qu’il souhaite plus rigoureuse.

Sa tribune appelle également à une programmation économique crédible, à une discipline budgétaire et à une plus grande stabilité institutionnelle. Il estime que ces conditions sont nécessaires pour restaurer la confiance et créer les conditions d’une croissance durable.