Cheikh Fatma Diop, économiste et commissaire à l’Économie et à la Planification de PASTEF-Les Patriotes, appelle à clarifier le contenu du « plan de traitement de la dette ». Dans une prise de position publiée le 1er septembre, il estime que cette expression renvoie à une restructuration de la dette, dont l’ampleur reste à préciser.

Son intervention soulève notamment la question du passage d’une stratégie de « gestion active de la dette », présentée comme fonctionnelle, à un dispositif de traitement. L’économiste s’interroge sur les raisons de ce changement et sur les paramètres qui pourraient être concernés.

Dette extérieure et marché domestique

Cheikh Fatma Diop indique que le marché domestique serait écarté du périmètre envisagé, une orientation qu’il juge favorable au système bancaire local. Ses interrogations portent dès lors sur la dette extérieure : maturités, taux ou autres caractéristiques des engagements concernés ne sont pas détaillés dans sa déclaration.

Il relève également qu’un conseiller financier aurait été sélectionné pour accompagner ce traitement, sans identifier l’établissement retenu.

Les enjeux sociaux mis en avant

L’économiste rapproche les mesures annoncées pour l’économie réelle — maîtrise des dépenses, notamment énergétiques, et élargissement de l’assiette fiscale — d’orientations déjà associées au PRES. Il questionne donc les changements concrets apportés par la nouvelle approche.

Enfin, Cheikh Fatma Diop appelle à examiner les conséquences sociales d’un éventuel programme avec le FMI. Il cite le doublement annoncé du nombre de bénéficiaires, de 500 000 à un million, tout en estimant que cet indicateur ne suffit pas à apprécier la protection sociale. Il évoque en particulier les enjeux liés à l’école, à la formation professionnelle et à la santé.