Ousmane Sonko appelle à une « transparence absolue » sur le projet d’accord annoncé entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI), portant sur un prêt de 2,2 milliards de dollars. Dans une prise de position publiée mardi, le président de l’Assemblée nationale estime que les annonces du FMI et du gouvernement ne détaillent pas suffisamment les obligations qui pourraient incomber au Sénégal.

Il souligne que l’accord technique annoncé doit encore être soumis au conseil d’administration du Fonds pour devenir définitif. Son intervention porte notamment sur les modalités envisagées pour le traitement de la dette et sur les réformes associées au programme.

Dette, dépenses et entreprises publiques

Ousmane Sonko cite plusieurs domaines sur lesquels il demande des précisions : la viabilité des finances publiques, la protection des ménages vulnérables, la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses, les filets sociaux, la supervision des entreprises publiques et l’environnement des affaires.

Il interroge également le gouvernement sur la place des audits internationaux de la dette, qu’il présente comme ayant été demandés dans le cadre des discussions. Selon lui, ces engagements concernent l’ensemble des Sénégalais, appelés à en supporter les effets présents et futurs.

Une publication ou une transmission au Parlement

Le leader de Pastef demande la publication du mémorandum de politiques économiques et financières, document qui formalise habituellement les orientations convenues entre un pays et le FMI. Il juge cette publication nécessaire pour permettre une information du public et un débat sur les mesures retenues.

À défaut de publication, Ousmane Sonko demande que ce mémorandum soit transmis à l’Assemblée nationale. Il relève par ailleurs que les principales orientations pourraient figurer dans une éventuelle loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances 2027, annoncé pour examen par les députés en octobre 2026.