La dégradation de la note souveraine du Sénégal par l’agence Moody’s, passée de Caa1 à Caa2 avec une perspective négative, relance le débat sur l’endettement public. Le défenseur des droits humains Seydi Gassama estime que cette décision découle notamment de la dette accumulée sous l’ancien régime de Macky Sall.

Des engagements non comptabilisés évoqués

Selon Seydi Gassama, une partie de cette dette n’aurait pas été correctement déclarée aux partenaires financiers. Il avance un montant d’environ 7 milliards de dollars d’engagements non comptabilisés.

D’après les éléments rapportés, le Fonds monétaire international avait confirmé en mars 2025 l’existence d’environ 7 milliards de dollars d’engagements non comptabilisés sur la période allant de 2019 à 2024.

Un appel à une réponse institutionnelle

Pour Seydi Gassama, les difficultés économiques actuelles, y compris la dégradation de la note souveraine, sont liées à cette dette qu’il qualifie de colossale. Il considère que ses effets sont déjà durement ressentis par les populations.

Il appelle le président de la République, le gouvernement et l’Assemblée nationale à travailler ensemble afin d’apporter des réponses à la crise de la dette.