Une catastrophe liée à l’effondrement d’un glacier en amont a frappé une vallée de l’Himalaya népalais le 26 août. D’après les bilans provisoires communiqués par les autorités du Népal et de Chine, elle a fait plus de 1.200 morts et 4.700 disparus.
Huit jours après le drame, les opérations se poursuivaient pour retrouver des corps et d’éventuels survivants. Les secours devaient également répondre aux besoins essentiels de dizaines de milliers de personnes affectées. Dans le district de Rasuwa, des habitants évacués ont vu leurs maisons et leur village détruits par une coulée d’eau, de glace et de débris.
Les causes précises restent à établir
L’origine exacte de l’effondrement du glacier n’était pas encore déterminée. Plusieurs spécialistes relient toutefois ce risque au recul général des glaciers sous l’effet du réchauffement climatique. Deux études publiées en mars 2026 ont conclu que le rythme de fonte des glaciers dans l’Himalaya et l’Hindou Kouch avait doublé en vingt ans.
Pour Saswata Sanyal, du Centre international pour le développement intégré de la montagne, le réchauffement en haute altitude favorise des enchaînements de phénomènes dangereux. Il indique que des événements en cascade comparables à celui du 26 août avaient déjà été recensés.
Katmandou porte le débat sur la scène internationale
Le gouvernement népalais a renforcé ses appels à l’aide internationale et à une action plus rapide contre le changement climatique. Le Premier ministre Balendra Shah a demandé que le pays défende avec vigueur les catastrophes qu’il subit auprès de la communauté internationale.
Le ministre des Affaires étrangères, Shisir Khanal, estime que l’appui au Népal doit dépasser le seul cadre humanitaire et relever aussi de la justice climatique. Il appelle notamment à développer les systèmes d’alerte et le partage d’informations.
Un risque qui dépasse les frontières népalaises
La question concerne l’ensemble de l’Asie du Sud. Rushati Das, de l’ONG Climate Action Network South Asia, souligne qu’une catastrophe dans l’Himalaya peut affecter les bassins fluviaux, les écosystèmes, les populations et les moyens de subsistance au-delà des zones montagneuses.
Le Népal, présenté comme l’un des pays contribuant le moins aux émissions de gaz à effet de serre, met ainsi en avant l’écart entre sa faible contribution au dérèglement climatique et son exposition aux conséquences de la fonte des glaciers.
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