À Ziguinchor, Yankoba Diémé a appelé les responsables de Kiiraay à renforcer leur unité afin d’implanter et d’organiser le parti présidentiel dans les différentes localités. La rencontre a réuni des représentants de la Casamance, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la diaspora, dans le cadre d’une séance d’information et de recadrage.
Les participants ont affiché leur volonté de se déployer sur le terrain. Pour le ministre des Forces armées, la recherche d’une plus grande mobilisation doit s’accompagner d’une organisation solide dans les territoires.
Transformer un soutien en force organisée
Kiiraay cherche à faire du soutien au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye une force politique structurée. Fatoumata Niang Ba, présentée comme membre fondatrice du mouvement, a expliqué son ralliement par conviction, dans le contexte de l’annonce, le 25 juillet, d’une fusion de 437 partis.
La rencontre s’est tenue en présence du coordonnateur de PASTEF Congo-Brazzaville ainsi que de responsables de la diaspora africaine. Selon Yankoba Diémé, ces derniers entendent accompagner le chef de l’État au sein de cette formation.
Une réponse aux critiques sur son choix politique
Yankoba Diémé est aussi revenu sur les attaques suscitées par son soutien à Bassirou Diomaye Faye. Il a indiqué avoir jusque-là choisi de ne pas répondre aux critiques relayées sur les réseaux sociaux.
Des cadres de Casamance lui reprochaient notamment d’avoir empêché la région d’avoir son premier président de la République en appuyant Diomaye Faye. Le ministre a contesté cette lecture, rappelant qu’il n’avait pas lui-même été retenu lors de la désignation du candidat chargé de porter le projet présidentiel, alors qu’il était aux côtés d’Ousmane Sonko.
Il a présenté la désignation de Bassirou Diomaye Faye comme un choix collectif et a estimé que le président avait honoré cette décision. Son engagement, a-t-il assuré, ne relève ni de la sympathie ni de la compassion, mais de sa conviction que le chef de l’État représente une chance pour le Sénégal.
Appel aux responsables de la zone Sud
Tout en affirmant continuer de considérer Ousmane Sonko comme son frère malgré les divergences politiques, Yankoba Diémé a invité les responsables à dépasser les querelles. Il a demandé aux ministres, directeurs généraux, présidents de conseils d’administration et autres responsables originaires du Sud et proches du président de rester unis.
Le ministre a également évoqué son parcours dans la région, où il a dirigé PASTEF de 2018 à 2024, en soulignant avoir privilégié le projet et la figure d’Ousmane Sonko plutôt que sa propre visibilité.