Le mouvement Thiès d’Abord appelle à apaiser les rapports entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale avant la Déclaration de politique générale du Premier ministre, annoncée pour le 1er septembre. L’organisation souhaite que cette échéance permette de clarifier les positions et de renforcer le dialogue institutionnel.
Pour le mouvement dirigé par Me Habib Vitin, la Déclaration de politique générale doit être un temps d’échange : le Gouvernement y présente sa vision, tandis que les députés assurent leurs missions de contrôle et d’évaluation. Thiès d’Abord estime que ce rendez-vous ne devrait pas nourrir les tensions entre l’Exécutif et le Parlement.
Préoccupations autour des initiatives constitutionnelles
Thiès d’Abord dit s’inquiéter de décisions répétées du Conseil constitutionnel concernant des initiatives parlementaires. Selon le mouvement, quatre propositions de loi constitutionnelle ont été censurées en quelques mois.
Cette situation appelle, à ses yeux, des discussions plus approfondies entre les institutions avant toute nouvelle initiative portant sur la Constitution. Sans remettre en cause le droit d’initiative du Parlement, l’organisation plaide pour son exercice dans un cadre de rigueur, de responsabilité et de concertation.
Le mouvement demande également au Gouvernement de ne pas rester en retrait face à d’éventuelles tensions entre l’Exécutif et sa majorité parlementaire. Il préconise l’instauration d’un dialogue institutionnel direct, franc et permanent entre les deux pouvoirs.
Emploi, coût de la vie et inondations parmi les attentes
Dans son appel adressé au Premier ministre, Thiès d’Abord souhaite que la Déclaration de politique générale précise la position du Gouvernement et ouvre une nouvelle phase dans ses relations avec l’Assemblée nationale. Aux députés, il demande d’exercer leurs prérogatives dans le respect de l’équilibre institutionnel.
L’organisation insiste aussi sur la nécessité d’apporter des réponses aux préoccupations économiques et sociales. Elle cite l’emploi, le pouvoir d’achat, les inondations, le coût de la vie, l’investissement ainsi que la relance de l’économie.