Cheikh Issa Sall a lancé une charge sévère contre les députés de la majorité parlementaire, sur fond de tensions évoquées entre l’Assemblée nationale, l’Exécutif et le Conseil constitutionnel. Le maire de Mbour estime que certaines initiatives parlementaires témoignent d’une mauvaise connaissance des procédures et des règles institutionnelles.
Lors d’une intervention accordée à Dakaractu Mbour, il a jugé que les parlementaires concernés auraient dû s’appuyer sur des spécialistes du droit avant d’engager des démarches susceptibles d’être rejetées ou déclarées irrecevables. Selon lui, l’exercice du mandat impose la maîtrise des textes, de la Constitution et des limites de l’action parlementaire.
Un appel à consulter des juristes
Cheikh Issa Sall considère que les élus doivent solliciter des juristes compétents lorsqu’ils ont un doute sur une procédure. Il cite notamment la nécessité de connaître le droit constitutionnel, le droit parlementaire et les mécanismes procéduraux.
Pour le maire de Mbour, des procédures mal préparées exposeraient l’Assemblée nationale à une situation qu’il qualifie de déshonorante. Il appelle ainsi les députés à davantage de rigueur dans l’exercice de leurs responsabilités.
La démission collective réclamée
Face à ce qu’il présente comme une succession d’erreurs, Cheikh Issa Sall demande la démission collective des députés visés. Il estime qu’ils devraient retourner devant les électeurs s’ils sont convaincus du bien-fondé de leur démarche.
Il rappelle également que, selon lui, les parlementaires de la majorité ne sont plus dans une posture d’opposition et doivent contribuer au fonctionnement des institutions.
Critiques sur les fonds spéciaux et les priorités publiques
Le maire de Mbour a aussi mis en cause Ousmane Sonko dans le débat sur les fonds spéciaux. Il lui reproche d’avoir changé de position sur cette question depuis son arrivée au pouvoir, affirmant que le Premier ministre les avait auparavant dénoncés avant de les utiliser et de demander des rallonges au président de la République.
Cheikh Issa Sall affirme enfin que les attentes de la population portent sur l’emploi, les infrastructures, l’économie et l’amélioration des conditions de vie, plutôt que sur des affrontements institutionnels.