À l’approche des prochaines élections territoriales, Serigne Mbacké Ndiaye plaide pour un changement de priorité dans le débat politique. L’ancien ministre considère que la question de la date du scrutin, très présente dans les médias et les discussions publiques, ne devrait pas occuper seule le devant de la scène.

Il s’adresse aux responsables politiques, mais aussi à une partie de la société civile et de l’opposition qui mettent le calendrier électoral au premier plan. Selon lui, les préoccupations quotidiennes des Sénégalais doivent davantage guider les prises de position et les mobilisations.

Des priorités économiques et sociales

Serigne Mbacké Ndiaye cite notamment la situation économique et financière du pays, le climat social, les inondations, la hausse du coût de la vie et l’insécurité. Il précise que ces enjeux ne constituent pas une liste exhaustive.

Sans contester l’importance des élections dans une démocratie, il refuse qu’elles deviennent l’unique centre de la vie politique. Dans cette logique, il estime qu’un éventuel report du scrutin ne devrait pas être présenté comme une catastrophe nationale.

Une pression attendue sur le gouvernement

L’ancien ministre affirme que les Sénégalais continuent de souffrir, qu’il y ait ou non des élections. Il demande donc que la pression s’exerce principalement sur le gouvernement afin de l’amener à engager une rupture avec la situation actuelle.

Son intervention traduit une critique de la place prise par la séquence électorale dans l’espace public. Il appelle ainsi à un débat davantage tourné vers les réponses aux difficultés économiques et sociales, ainsi qu’aux autres urgences nationales qu’il évoque.