Ndiassane, fondée en 1883 par Cheikh Bou Mouhamed Kounta, continue de structurer la transmission d’un enseignement centré sur le Coran, la Sunna et la Khadriya. Dans un article consacré à cette histoire, Le Soleil rapporte que le savoir, le travail et la formation morale occupent une place centrale dans cet héritage.
Un foyer de formation et de diffusion
La localité a constitué un lieu de formation pour plusieurs disciples, ensuite envoyés dans différentes localités sénégalaises, notamment à Keur Serigne Thiam, Ndèye, Dakar et Ndayane, selon le quotidien. L’enseignement aurait également été porté au Mali, en Mauritanie et au Burkina Faso par des mouqaddams.
La transmission repose à la fois sur l’oralité et sur les écrits. Mouhamed Kounta, présenté comme fils du sixième khalife, rappelle dans l’article que le Coran et la Sunna sont les textes de référence de la Khadriya. Serigne Abdourahmane Kounta, porte-parole du septième khalife Cheikh Al Bécaye Becaye, met pour sa part l’accent sur la tarbiya, l’éducation, la droiture morale et l’ancrage confrérique.
Des supports adaptés aux usages actuels
Face à la place prise par Internet, des membres de la famille Kounta défendent le recours aux technologies de l’information et aux médias pour mieux conserver et diffuser les récits, témoignages et textes liés à Ndiassane. Le Soleil indique aussi que certains héritiers publient des ouvrages consacrés à l’histoire familiale et aux figures religieuses de cette tradition.
Le journal mentionne le développement de daaras modernes à Keur Karamoko, dans le département de Thiès, à Mbour, à Kaolack et en Gambie, ainsi qu’un projet annoncé en Guinée Conakry. Ces initiatives sont présentées comme un prolongement contemporain de l’enseignement khadiri, sans remise en cause de ses textes de référence.
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