À Kaolack, un différend financier entre la municipalité et Sen’Eau perturbe l’alimentation en eau d’écoles primaires. La mairie a engagé la réalisation de puits ou de forages dans certains établissements et dans son enceinte pour répondre aux coupures, selon Le Quotidien du 26 octobre.

Les deux parties se réclament des sommes très différentes. La société de distribution revendique environ 600 millions de francs CFA de factures impayées. Le maire Serigne Mboup demande, de son côté, près de 6 milliards au titre de taxes et redevances depuis 2023, incluant une taxation des canalisations souterraines que l’entreprise conteste.

Sen’Eau a versé 26 240 000 francs CFA pour les taxes et redevances qu’elle reconnaît comme exigibles sur les exercices 2023 à 2026. Ce paiement ne règle donc pas l’ensemble du contentieux. Les services municipaux affirment faire procéder à des prélèvements réguliers sur les nouveaux points d’eau ; aucun résultat d’analyse détaillé n’accompagne les informations publiées.

La situation place les établissements scolaires au croisement d’un litige comptable et d’un besoin quotidien. L’accès à l’eau intervient dans l’usage des sanitaires, le nettoyage des locaux et les conditions générales d’accueil. Une interruption peut désorganiser ces activités même lorsque les cours continuent à se tenir.

Les sommes avancées doivent être distinguées selon leur objet. Des factures de consommation, des redevances reconnues et une taxe contestée ne constituent pas une seule créance homogène. Comparer seulement leurs montants ne permet pas de déterminer ce qui est effectivement dû par chaque partie ni de résoudre leur désaccord.

Les solutions de substitution répondent à l’urgence matérielle, mais leur fonctionnement demande lui aussi une organisation durable. L’entretien des ouvrages, la disponibilité des équipements et le suivi de la qualité de l’eau sont des dimensions distinctes. L’existence d’un point de puisage ne fournit pas, à elle seule, une information complète sur le service rendu aux élèves.

Pour les familles et les équipes éducatives, l’enjeu immédiat reste la continuité de l’approvisionnement dans les écoles. Le règlement du contentieux et la gestion des besoins scolaires avancent désormais en parallèle. Une clarification des responsabilités, des sommes reconnues et des modalités de remise en service permettrait de sortir les établissements de cette situation d’incertitude.

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