Les arnaques par messagerie peuvent entraîner des pertes financières rapides pour les internautes sénégalais. Selon une étude réalisée pour Kaspersky auprès de victimes dans plusieurs pays, 77 % des répondants concernés au Sénégal déclarent avoir perdu de l’argent après une fraude de ce type.
Les escroqueries s’appuient sur des échanges qui imitent des communications ordinaires : messages d’un proche, d’une connaissance ou d’une marque jugée fiable. Les victimes peuvent ainsi être amenées à transmettre de l’argent ou des données personnelles avant d’avoir pu vérifier l’identité réelle de leur interlocuteur.
WhatsApp et les SMS parmi les canaux cités
Au Sénégal, WhatsApp est mentionné par 63 % des victimes interrogées comme canal utilisé par les fraudeurs. Les SMS restent également très présents, avec 51 % des répondants qui les citent.
L’étude relève à l’échelle mondiale que 52 % des arnaques par messagerie aboutissent en moins de 30 minutes. Pour 14 % des victimes, le processus aurait été achevé en moins de cinq minutes. Cette rapidité repose notamment sur des demandes présentées comme urgentes, qui réduisent le temps disponible pour contrôler une information ou solliciter un avis extérieur.
Des contenus attribués à l’intelligence artificielle
Les personnes interrogées au Sénégal signalent aussi l’usage présumé de contenus liés à l’intelligence artificielle. Elles sont 57 % à estimer avoir été confrontées à des messages générés par IA et 60 % à évoquer des voix de synthèse ou clonées.
Ces procédés peuvent reproduire un style d’écriture, un ton ou une voix et rendre les tentatives d’usurpation plus crédibles. L’enquête indique que les victimes appartiennent à différentes générations, de la génération Z à la génération X.
Prendre le temps de vérifier
Kaspersky recommande de ne pas répondre immédiatement aux messages réclamant un paiement ou des informations personnelles. L’entreprise conseille de vérifier l’identité de l’interlocuteur par un canal indépendant, d’utiliser des mots de passe différents pour chaque compte et de se méfier des liens ou notifications inhabituels.
L’étude a été menée en avril 2026 par Censuswide pour le compte de Kaspersky auprès de 2 806 victimes d’arnaques par messagerie, âgées de 16 à 61 ans, dans plusieurs pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Afrique, dont le Sénégal.
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