Le groupe Akhlou Brick rend hommage à Baye Niass dans « Tidjani Barhama », un morceau publié dans le contexte des célébrations du Gamou et du Gamou-waat à Médina Baye. Présenté comme intervenant une semaine après le Mawlid, le Gamou-waat est associé au fief des disciples niassènes.

Le titre s’appuie sur une construction musicale qui réunit plusieurs voix et répertoires. À l’écriture rap du groupe s’ajoutent le rythme de « Faydou Saani », un air haoussa interprété par Kalimou Sy et Abou Ndao, des chœurs et une séquence de zikr portée par Zeyda Fatou Bitèye.

Une référence à la Fayda dans le rythme et les voix

Le rythme de « Faydou Saani » constitue l’une des bases du morceau. Le Soleil le relie à une tradition musicale liée à la « Fayda ». Cette présence rythmique accompagne les paroles d’Akhlou Brick et ancre le titre dans cet univers musical.

L’intervention de Kalimou Sy et d’Abou Ndao introduit un air haoussa, distinct des passages rap et des autres séquences vocales. Selon le quotidien, ce choix renvoie aussi aux espaces linguistiques dans lesquels la Fayda s’est développée, au-delà du seul cadre sénégalais.

Du zikr aux harmonies collectives

Les chœurs apportent une autre texture au morceau. Leurs harmonies évoquent par moments une chorale chrétienne, créant un contraste avec les formes vocales associées au zikr et au rap religieux sénégalais.

Zeyda Fatou Bitèye intervient pour sa part dans le registre du zikr. Sa manière de prolonger, répéter ou accrocher certaines syllabes rappelle le « ngoyaan », d’après Le Soleil. La coexistence de cette voix soliste et des harmonies collectives structure ainsi l’hommage musical à Baye Niass.

Des hommages dans le cadre du Gamou

À Médina Baye, les hommages à Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahim Baay Niass se déploient, selon la source, dans les domaines religieux, culturels et artistiques à l’approche de ces célébrations. Avec « Tidjani Barhama », Akhlou Brick inscrit sa contribution dans cette expression musicale plurielle.