Alioune Tine appelle à encadrer le plan de restructuration évoqué avec le Fonds monétaire international (FMI) par des mesures destinées à protéger les ménages les plus vulnérables et les classes moyennes.

Le président-fondateur d’Afrikajom Center estime que l’adhésion à cette démarche dépendra notamment de la répartition des sacrifices. Selon lui, les ajustements envisagés ne doivent pas aggraver la situation des catégories déjà fragiles ni alourdir davantage la charge pesant sur les classes moyennes.

Réduire le train de vie de l’État

Dans sa prise de position, Alioune Tine invite le gouvernement à diminuer de manière significative le train de vie de l’État. Il défend une contribution plus équitable aux efforts demandés, afin que les mêmes citoyens ne soient pas systématiquement les premiers à en subir les conséquences.

Il ne rejette pas le principe d’une restructuration, qu’il considère comme incontournable dans le contexte actuel. Son appel porte plutôt sur les conditions de sa mise en œuvre et sur la nécessité d’en partager les efforts comme les opportunités.

Un appel à la transparence

Alioune Tine met également l’accent sur la transparence de la gestion publique. Il préconise que les citoyens soient informés des différents points de l’accord et appelle à revenir aux principes de bonne gouvernance.

Il rappelle que le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye avait placé la transparence dans la conduite des affaires publiques au centre de ses premiers discours. Alioune Tine l’invite à maintenir cette orientation dans la gestion du processus de restructuration.