Le Sénégal a présenté un Plan de traitement de la dette (PTDS), avec l’objectif de réduire progressivement l’effet du service de la dette sur les finances publiques et de dégager davantage de ressources pour l’investissement et les services essentiels.

Lors de la présentation du dispositif, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a indiqué que les intérêts de la dette absorbent cette année 25 % des recettes de l’État. Il a souligné que cette charge limite les moyens immédiatement mobilisables pour les hôpitaux, l’éducation, l’agriculture, l’appui aux entreprises, les infrastructures et la protection sociale.

Améliorer le profil de la dette

Le PTDS vise à améliorer le profil de la dette à moyen et long termes, à réduire les vulnérabilités associées à la dette publique et à restaurer la capacité de l’État à financer le développement. Le gouvernement entend le déployer de manière « ordonnée, responsable et transparente », en lien avec ses partenaires, dont le Fonds monétaire international (FMI).

Le plan prévoit aussi un règlement progressif des obligations de l’État envers ses fournisseurs. Cette orientation doit permettre de remettre des ressources en circulation dans l’économie et de renforcer la trésorerie des entreprises du secteur privé.

Un accord annoncé avec le FMI

Un accord a été conclu avec le FMI à l’issue d’une mission de ses services conduite par Mercedes Vera Martin, cheffe de mission pour le Sénégal. Cette mission s’est déroulée du 19 août au 1er septembre 2026.

D’après les engagements évoqués lors de cette séquence, l’institution de Bretton Woods doit soutenir les efforts du Sénégal pour préserver la stabilité macroéconomique et favoriser une croissance durable et inclusive.