Mass Faye propose la mise en place d’un Programme national de développement accéléré (PNDA), qu’il présente comme un levier pour renforcer la production, l’emploi et les revenus au Sénégal. Selon lui, après près de deux ans et demi d’hésitations économiques, il resterait une période équivalente pour accélérer l’action publique et combler le retard accumulé.

Le programme envisagé réunirait politiques publiques, financements et initiatives locales. Son objectif serait de faire des territoires des espaces davantage tournés vers la production de revenus, en permettant aux citoyens de produire, commercialiser, investir et se constituer un capital.

L’agriculture parmi les secteurs concernés

Mass Faye met en avant le potentiel agricole du pays. Le Sénégal compte 400 000 hectares de terres irrigables, tandis que les superficies effectivement aménagées illustrent, selon les éléments présentés, l’ampleur du chemin restant à parcourir. Le PNDA aurait ainsi vocation à convertir ce potentiel foncier en activités productives, au-delà des annonces et des capacités théoriques.

Le mécanisme pourrait permettre à des ménages de recevoir un actif adapté à leur activité : vache laitière, petit ruminant, matériel agricole, équipement de transformation, unité de pêche, tricycle de transport, machine-outil, équipement numérique ou fonds de roulement.

Un fonds destiné à être renouvelé par les revenus

La proposition comprend également la création d’un Fonds de développement accéléré (FDA). Il s’adresserait aux ménages, aux jeunes entrepreneurs, aux femmes, aux coopératives, aux artisans et aux petites entreprises.

Le fonds fonctionnerait sur un principe renouvelable : les revenus tirés des activités financées serviraient à reconstituer progressivement les ressources disponibles pour de nouveaux bénéficiaires. Mass Faye souligne que l’efficacité d’un tel mécanisme dépendrait du choix des porteurs de projets, de l’accompagnement technique et d’échéances adaptées au cycle des activités.

Des pistes de financement à étudier

Pour alimenter ce dispositif, plusieurs options sont citées : le redéploiement de dépenses, la valorisation de nouvelles recettes et l’élargissement de l’assiette fiscale. Une taxe de développement accéléré affectée au FDA pourrait aussi être examinée. Cette éventualité supposerait une base progressive, l’exonération des petites transactions et des produits de première nécessité, ainsi que la publication d’une étude d’impact.