Au Soudan du Sud, Riek Machar a rejeté les accusations portées contre lui lors de la 125e audience de son procès, tenue le 28 octobre. L’ancien vice-président, opposant au président Salva Kiir, a témoigné pour la troisième fois depuis l’ouverture de la procédure.

Il a dénoncé un « procès politique » et contesté sa responsabilité dans les faits qui lui sont reprochés. Sept autres membres de son parti sont jugés avec lui.

Des poursuites liées aux attaques de Nasir

Riek Machar est accusé d’avoir fomenté des attaques contre une caserne de l’armée sud-soudanaise à Nasir, dans le nord-est du pays. Selon les éléments rapportés, ces violences ont fait plus de 250 morts parmi les soldats de l’armée.

L’ancien vice-président clame son innocence. Son procès a commencé en septembre 2025, après son placement en résidence surveillée en mars de la même année.

Une procédure sur fond d’accord de paix

Riek Machar et Salva Kiir avaient signé un accord de paix en 2018. Cet accord avait été conclu entre les deux figures rivales de la politique sud-soudanaise.

La défense de Riek Machar s’inscrit désormais dans une procédure judiciaire engagée autour des attaques de Nasir, tandis que l’intéressé récuse les accusations et met en cause la nature politique du procès.