La controverse née d’un entretien diffusé sur la RFM avec Serigne Abou Sy Al Maktoum prend une dimension judiciaire. Babacar Fall, directeur de la rédaction de la radio, affirme avoir été destinataire de plus de 1 000 messages et appels depuis cette émission, par WhatsApp et par téléphone.
Selon le journaliste, une partie de ces contenus comporterait des insultes et des menaces de mort. Il indique avoir partagé certains messages sur son profil WhatsApp. Son avocat devait déposer une plainte afin de permettre l’identification des personnes à l’origine des appels, messages et enregistrements audio concernés.
Une polémique autour d’un entretien
Babacar Fall explique que Serigne Abou Sy Al Maktoum avait été invité pour commenter l’actualité. Durant cet échange, ce dernier a notamment abordé une intervention de son frère aîné, Serigne Moustapha Sy, lors de la nuit du Gamou.
Cette séquence a suscité une réaction du Dahira Moustarchidina Wal Moustarchidaty (DMMW). D’après Babacar Fall, un responsable de cette organisation l’a contacté pour demander un droit de réponse. Le journaliste estime que cette demande ne se justifiait pas dans ce cas.
Le Dahira a ensuite publié un communiqué affirmant que Babacar Fall avait refusé ce droit de réponse. Le responsable de la rédaction de la RFM conteste cette présentation et rejette également le motif de « convenances personnelles » qui lui est attribué dans ce document.
Le Synpics appelle à assurer sa sécurité
Babacar Fall considère que la virulence des réactions peut relever d’une tentative d’intimidation. Il affirme toutefois poursuivre normalement son activité professionnelle et continuer à préparer son émission quotidienne.
Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) a condamné les menaces rapportées. L’organisation demande aux autorités de prendre les dispositions nécessaires pour protéger le journaliste et identifier les auteurs présumés des faits signalés.
Les messages WhatsApp, appels téléphoniques et fichiers audio évoqués pourraient être versés au dossier judiciaire dans le cadre des investigations attendues.
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